CHAPITRE IV
Le paganisme de la Renaissance. — Idolâtrie des lettrés italiens pour les antiques. — Ils en reproduisent la forme et la pensée. — Leurs invectives sont un « jeu renouvelé des anciens. » — L'ironie à la Renaissance. — Révolution dans les lettres. — Les lettrés de cette époque ont calomnié leur siècle. — Guichardin : Sa manière d'écrire l'histoire. — Il est sévèrement jugé par les incrédules. — Guichardin jugé par luimême. — Source des erreurs des jugements du Florentin. — L'homme politique explique le lettré. — Paul Jove : il fait le métier de gazetier. — Aveu cynique de sa vénalité. — Tomaso- Tomasi : il est repoussé par la critique la plus indulgente. — Les poètes satiriques. — Rôle de l'épigramme aux xv* et xvic siècles. — Ces pasquinades sont prises pour l'histoire. — Poxtano et Sannazar aux gages de la cour de Naples. — Le portrait de Pontano dessiné par un maître. — L'attachement de Sannazar pour ses maîtres explique sa haine des Borgia. — Son paganisme. — Rien n'excuse sa conduite envers Léon X.
— Les enfants perdus de la calomnie. — Notices manuscrites.
— Le manuscrit de la Casanate et Gordon 56
l'ages.