SCENE XI
LOUISE, LA BARONNE, LA MARQUISE, LE BARON, LE MAR- QUIS, M. DE VERTEUIL.
LE MARQUIS à de Vtrieuil.
Je vois celle nomination avec pciac.
DE VERTEVIL.
Le Baron aussi... cela s'aperçoit de reste.
LE MARQUIS
Mais il ne faut jamais que les domestiques sachent ce que les maîtres ont dans le cœur.
DE VERTEUlt.
C'est déjà trop, quand ils devinent... n'est-ce pas, Baron ? LE BAROir préoccupé.
Ma foi , oui.
Mon cher Baron.
Eh bien ?
LE MARQUIS
LE BARON
LE MARQUIS
11 faut qu'en toute hâte , vous et moi , nous partions pour le Mont-d'Or, ou du moins nous allions au-devant deM.de Riberville, s'il a rebroussé chemin , afin de le supplier, au nom de toute la famille, de refuser...
LE BARON
Refuser!., ahl oui, oui... cela va sans dire.
DE vERTEuiL à part.
Il connaît ses synonymes, le Baron.
LE BARON
Je vous accompagnerai , Marquis.
DE VERTEUIL à part.
Ce serait divertissant ; mais cela ne ferait pas mou compte. (// se place entre le Marquis et le Baron, haut.) Permettez, Messieurs : j'ai admiré en silence le but de votre détermination. Vous êtes des hommes purs... très-pvirs ; mais vous allez faire une école. Vous avez deux routes pour aller en Auvergne. Savez-vous par quelle barrière rentrera M. de Riberville ?... Non, n'est-ce pas?... Eh bien, parlez chacun de votre côté , et vous serez siirs , alors , que le premier ministre ne vous échappera pas. {à part.) Un mot à l'un, un geste il l'autre, et je suis sur, quand je voudrai, de les retenir.
LE BARON
M. (le Verteuil a, parbleu! raison.
LE MARQUIS
Oui, oui... deux postillons, quatre chevaux, nos deux chaises, cl en roule.
LA MARQUISR fl (ic Vtrlcuil.
Vous pcrmollCz, Monsieur, que nous nllionsdonncr les ordics nécessaire»?
LA MiBQUISE.
LA BARONNE
DE VEBTEVIL.
LA MARQUISE