ACTE m, SCÈNE VI
DE VERTEUiL bus à la Marquisc.
Ecoutez ! {bas d la Baronne. ) Entendez-vous ?
LA BARONNE à la Marquise.
Ah! voici ton mari qui part.
( Elle va à la fenêtre. )
LA MARQUISE
Le tien , si tu veux bien le permettre.
LA BARONNE
Que vois-je? la voiture du Baron ! Mais je le quitte à la minute.
LA MARQUISE
Et moi, le Marquis à la seconde.
LA BARONNE
Qui donc s'est permis ?..
DE VERTECIL.
La garde nationale, Madame...
LA BARONNE et la MARQUISE.
La garde nationale !
DE VERTEriL.
Elle-même... en route pour le Monl-d'Or, par la barrière de l'Étoile ou de Saint-Denis.
LA MARQUISE
Quelle folie!
DE VERTEUIL
Pas si fou , le vieux capitaine bourgeois, qui vous voyant retourner fi la cour, Mesdames , a jugé que ce n'était pas la place de sa femme !
LA MARQUISE
Hé ! que vont dire nos maris de cette mystification ?
DE VE&TEUIL.
Ne craignez rien. Mesdames; ils ne vous en voudront pas de leur avoir adroitement forcé la main.
Nous !
LA BARONNE
Mais, c'est vous , Monsieur.
DE VERTEUIL
Il vaut mieux que ce soit vous. Mesdames, écoutez : Vous périssiez d'ennui, de consomption dans votre exil; alors.
complot féminin! Aussitôt, plus de campagne, plus d'opposition, de contre-opposition -, et au lieu de tout cela, comme par enchantement, Paris et vos entrées au château... Paris, vous y êtes , et vos entrées , les voici.
( // leur donne, à chacune, une lettre , veut prendre congé , mais ta Marquise et la Baronne le retiennent.^
LA BAKONKE.
Et la direction générale ?
DE VERTEUIL
La direction générale...
LA MARQX7ISE.
Oui, la direction générale ?
DE VERTEUIL
Vous avez vos billets, Mesdames.. . Dites à vos maris de prendre leurs places.