ACTE I, SCÈNE IV. q
que je uc connais pas parfaitement celle liiciarchie-là... Parlezmoi de j;rades militaires... oh! alors!., parce que, femme d'un ancien oCQcier de la grande armée... décoré à Wagram, aujourd'hui capitaine dans la garde nationale de Paris, je tiendrais tête au ministre de la guerre lui-même. Je vous disais donc , madame la Marquise, que j'étais depuis peu et beaucoup dans vos parages!., {d part.) Bon!., le voilà placé... [/mut. ) Depuis peu, parce que vous pensez bien que, pour s'installer, on a tant de choses à faire !.. c'est à n'en plus finir... On a beau avoir des domestiques et un mari ; mais , des domestiques et un mari ne s'entendent jamais à une installation comme la maîtresse d'une maison, quand cette maison, surtout, est un peu conséquente.
LA MARQUISE à part.
Conséquente!..
DVGOBGET bas à sa femvie.
Considérable...
M"" DCGORCEï bas d son mari.
Je veux dire conséquente , moi !. . ( haut. ) Je dis considérable, parce que lorsqu'on a trente bonnes mille livres de rente... DTJCORGET bos à Sa femme.
Vingt-cinq...
M"" DUGORGET buS.
Trente! [Haut.) trente bonnes mille livres de rente, tant au soleil qu'en portefeuille. On doit s'en faire honneur... dans notre rang, surtout. Il nous a donc fallu, à la campagne comme à la ville, monter les choses sur un certain pied : voici. Mesdames , ce qui m'a fait vous dire que nous étions voisins depuis peu... J'ai dit aussi depuis beaucoup... et je m'explique : tous ces tracas d'installation contrariaient le vif désir que j'avais de cultiver votre connaissance, et le temps m'a paru d'un long insupportable : aussi n'avons-nous pas voulu, moi et M. Dugorget...
DUGORGET H part.
Moi!., que le diable m'emporte...
M"" DUGORGET après avoir jeté un coup d'aùl significatif sur son mari.
N'avons-nous pas voulu attendre , pour vous présenter nos civilités, que la calèche, que le carrossier des princes nous a fournie, ces jours derniers, fût arrivée de Paris. Nous sommes venus en char-à-bancs.
Et moi , qui avais pris cela pour une tapissière !
îo LES BOUDEURS,
m"' dvgohget.
Tapissière !
DVGOBGET.
C'en est... c'en était une, en effet, et moyennant quelques petits rideaux de toile peinte...
M°* DtJGORGET.
Vous ne savez ce que vous dites... c'est du Damas.
DtJGORGET d mi-voiœ.
Je veux bien.
LA MARQUISE d part.
Que me veut donc ce monde-là? (haut.) Me direz-vous, Madame, à quoi je pourrais vous être utile ?
M"*" DTJGORGET.
Voici le fait en deux mots...
DTJGORGET d part.
Deux mots!..
M"* DUGORGET à son mari.
Quoi?..
DVGORGET.
Rien.
M"* DUGORGET d la Marquise.
Voici, Madame: vous êtes une dame de l'ancienne cour... et je devrais en être une de la nouvelle.
LA MARQTJISE.
Ah! c'est possible, cela, par exemple!
M"" DTJGORGET.
Il paraîtrait que non, pourtant, madame la Marquise.
LE MARQTJIS.
Vous m'étonnez , Madame.
M"" DUGORGET.
Je vous étonne, M. le Marquis; je le crois bien, j'en ai étonné bien d'autres; j'en suis tout stupéfaite, moi qui vous parle, et M. Dugorget aussi, qui a l'air de ne rien dire.
DUGORGET.
Au contraire...
M"* DUGORGET.
Chut!.. Quelle mesure immorale!...
DUGORGET d part.
Voilà pomiant comme elle serait au cliAlcau!