‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 26 sur 85 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

BOULINARD, PAMÉLA, CÉCILE.

PAMÉLA

Eh bien, fillette, te voilà contente !

BOULINARD.

Maintenant, mes enfants, la joie ne doit pas vous faire oublier la reconnaissance. Je dois un mot de remerciement au ministre.

PAMÉLA

Ça, c'est juste.

BOULINARD.

Je vais lui envoyer ça sur ma carte.

CÉCILE

Tu l'enverras plus tard.

BOULINARD.

Non, mon enfant, je pourrais l'oublier. (Il écrit sur sa carte.) Tous mes remerciements à monsieur le Ministre et comptez sur moi! (Cherchant.; C'est un peu sec, ça.

En effet, il faudrait être aimable avec cet homme.

BOULINARD, écrivant.

« P. S. Madame Boulinard reçoit le jeudi. »

PAMÉLA

Jeudi, mais c'est le jour de la blanchisseuse.

BOULINARD, avec pitié.

Pauvre femme!

PAMÉLA

Mais c'est toi qui es un pauvre homme, à la fin.

BOULINARD, avec pitié.

Cécile, fais porter cette lettre à la poste par Benoit.

CÉCILE

Bien, papa.

BOULINARD.

N'affranchis pas, on n'affranchit jamais pour les ministres ; c'est pour ça qu'ils reçoivent tant de lettres.

CÉCILE, à part.

Si sa lettre arrive, ça m'étonnera.

Elle sort.

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