‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 44 sur 85 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

flum ! dis donc, monsieur Boulinard, nous n'aimons pas grand chose dans tout ça... Tenez, je vais vous dicter. Écrivez- (Dictant.) Veau !

EMILE

Je ferai observer à Madame que le major n'aime pas Je veau.

BOULINARD.

Gomment, le major déjeûne ici?

ÉMILE

Oui, Monsieur.

PAMÉLA, à Boulilîârd.

C'est un pique-assiette.

BODARD, vivement.

Je l'ai invité.

PAMÉLA

Ah ! bien ! (A Emile.) Veau, j'y tiens beaucoup.

BOULINARD.

Seulement, on peut faire une petite concession à l'armée. Mettez Marengo.

PAMÉLA

Veau Marengo, ça lui raDDellera une de ses victoires. (Dictant.) Canard.

ÉMILE

C'est que le Président du Tribunal déteste le canard.

Le Président du Tribunal déjeûne aussi ?

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BODARD

Aussi, je l'ai invité. Ça se fait toujours comme ça dans les sous-préfectures. C'est le repas d'installation.

PAMÉLA

Bien, bien. (A Emile.) Continuez. (Dictant.) Salsifis.

ÉMILE

Le légume abhorré du juge de paix.

PAMÉLA

Le Juge de Paix aussi?

BOULINARD. j

J'espère, mon gendre, que vous l'avez invité également ?

BODARD, vivement.

Je me serais bien gardé de l'oublier.

PAMÉLA

A propos, nous n'allons pas emménager ici sans faire quelques réparations.

BODARD, à part.

Allons bon! Voilà autre chose.

ÉMILE, inquiet.

Des réparations! c'est bien inutile, Mad jme.

Qu'est-ce que ça peut vous faire, à vous? ÉMILE, à part.

Il est bdti!

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