‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 66 sur 85 · SCENE II BOULINARD, BODARD, PAMÉLA, CÉCILE · texte numérisé non relu

SCENE II BOULINARD, BODARD, PAMÉLA, CÉCILE

BOULINARD, ravi.

Ah ! quelle réception ! quel honneur ! Je n'oublierai jamais cette journée. Oh ! les braves pionniers! Le bruit de la fanfare se perd dans le lointain.

Je t'en prie, ne t*agite pas. Ces émotions te tueront.

BOULINARD.

Ah ! c'est la vie, vois-tu. Gomme je comprends les ivresses des grands conquérants, Depuis noire arrivée dans cette merveilleuse contrée des Régiisottes, j'éprouve ce que Jules César et Charlemagne ont dû éprouver lorsque les peuples les acclamaient aux beaux jours de leurs victoires. J'aurais voulu être Jules César.

BODARD, à part.

Moi aussi, car je ne serais pas ici en ce moment.

BOULINARD.

Et vous, vous êtes là, froid, insensible... On dirait un blasé de la gloire. C'est pourtant la première fois que vous êtes sous-préfet.

BODARD, à part.

Je voudrais bien!

BOULINARD, à Paméla.

Mais qu'est-ce qu'il a donc, ce garçon? Il n'est pas dans son assiette.

PAMÉLA, bas.

Dame! Tu te mets devant son soleil! Tu l'éclipsés. 11 est vexé.

BOULINARD, bas.

A te dire vrai, je ne l'aurais pas cru si nul, il n'a aucune initiative. (Haut.) Voyons, où sont les domestiques!

II sonne.

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