‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 72 sur 85 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BODARD

Vous savez ce que c'est que d'être dans la moutarde.

BOULINARD, vexé.

Si c'est pour me dire ça que vous me retenez..

Fausse sortie.

BODARD

Attendez, monsieur Boulinard. (A Cécile, bas.) Parlez-lui, vous. Peut-être que cet aveu, en passant par votre douce voix, lui sera moins pénible à entendre. (Haut.) Cécile veut vous parler.

BOULINARD.

Cécile à présent ! Mais, sapristi, j'ai mon adminis- :ration!

BODARD. à part* Il se croit sous-préfet.

CÉCILE

Papa !

BODARD

Papal

CÉCILE, à part.

Mon Dieu, que c'est difficile !

BODARD, 3 part.

Gare la bombe !

Papa! (Bas.) Attendons un peu, vouiez-vous

BODARD

Très volontiers !

BOULINARD.

Quand VOUS voudrez?

CÉCILE

C'était pour te demander à quelle époque tu comptais nous marier.

BOULINARD.

Le plus tôt possible!

CÉCILE et BODARD.

Quel bonheur!

BOULINARD.

Je vais même vous combler de joie. Je donnerai demain une soirée de fiançailles.

BODARD

A Paris! Bravo! Quand partons-nous?

BOULINARD.

Qùel sous-préfet! Il n^est pas plutôt arrivé qu'il veut repartir ! Nous célébrerons les fiançailles ici, avec la fanfare pour nous faire danser. Je vais lancer des invitations à la noblesse, à la magistrature et au clergé! Je veux faire grand. Faire grand, telle est ma devise, quelle soit la vôtre!

BODARD, à part.

Je n'ai plus d'espoir que dans la Providence. S'il y a une providence, elle se montrera.

BOULINARD.

Maintenant, Cécile, va aider ta mère dans son installation ! Nous avons à travailler.

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