SCÈNE XI GODARD, PAUL, puis PAMÉLA
GODARD, seul.
C'est juste, son gendre ne peut pas lui dire.,. Comment faire alors? Ah ! je vais lui écrire. (U écrit.) « Cher Monsieur, il est d'usage que lorsqu'un souspréfet est renvoyé !...)) Le mot est dur, mettons remplacé. « Il cède la place à son successeur. Vous seriez donc fort aimable si vous vouliez me faire connaître la date de votre départ. Croyez, Monsieur, à mes sentim-enLs les plus sympathiques. Paul Godard.» (Prenant une enveioppe.) «Monsieur Taschereau, ancien sous-préfet. » (Parlé.) Ancien, souligné. « Aux Réglisottes. » Je n'ai qu'à laisser la lettre sur la table, là !
Paméla entre.
PAMÉLA
Pardon, Monsieur.
GODARD
Vous désirez. Madame ?
Je cherche l'ancien sous-préfet. La cuisine est dans un état... c'est pitoyable.
GODARD, à part.
C'est la cuisinière. (Haut.). Eh bien, arrangez ça.
PAMÉLA
Si vous voyiez ces cuivres ! Ça fait pitié. Est-ce que vous êtes de la maison?
GODARD
Oui, je suis de la maison.
PAMÉLA, à part.
Quelque employé. (Haut.) Tenez, allez me chercher pour dix sous de tripoli.
GODARD, stupéfait.
Moi!
PAMÉLA
Vous me porterez ça à la cuisine et dé(3êchezvous.
Elle sort.
GODARD
Ah ! ça, pour qui me prend-elle ? (Voyant entrer Boulinard.) Monsieur Taschereau. Ne soyons pas îà pendant qu'il lira ma lettre.
II sort.