‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 79 sur 85 · SCÈNE XI GODARD, PAUL, puis PAMÉLA · texte numérisé non relu

SCÈNE XI GODARD, PAUL, puis PAMÉLA

GODARD, seul.

C'est juste, son gendre ne peut pas lui dire.,. Comment faire alors? Ah ! je vais lui écrire. (U écrit.) « Cher Monsieur, il est d'usage que lorsqu'un souspréfet est renvoyé !...)) Le mot est dur, mettons remplacé. « Il cède la place à son successeur. Vous seriez donc fort aimable si vous vouliez me faire connaître la date de votre départ. Croyez, Monsieur, à mes sentim-enLs les plus sympathiques. Paul Godard.» (Prenant une enveioppe.) «Monsieur Taschereau, ancien sous-préfet. » (Parlé.) Ancien, souligné. « Aux Réglisottes. » Je n'ai qu'à laisser la lettre sur la table, là !

Paméla entre.

PAMÉLA

Pardon, Monsieur.

GODARD

Vous désirez. Madame ?

Je cherche l'ancien sous-préfet. La cuisine est dans un état... c'est pitoyable.

GODARD, à part.

C'est la cuisinière. (Haut.). Eh bien, arrangez ça.

PAMÉLA

Si vous voyiez ces cuivres ! Ça fait pitié. Est-ce que vous êtes de la maison?

GODARD

Oui, je suis de la maison.

PAMÉLA, à part.

Quelque employé. (Haut.) Tenez, allez me chercher pour dix sous de tripoli.

GODARD, stupéfait.

Moi!

PAMÉLA

Vous me porterez ça à la cuisine et dé(3êchezvous.

Elle sort.

GODARD

Ah ! ça, pour qui me prend-elle ? (Voyant entrer Boulinard.) Monsieur Taschereau. Ne soyons pas îà pendant qu'il lira ma lettre.

II sort.

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