Les bourdons sont en fleur
E R S O N y€ CL p F R A N Ç O I S D'ASSl SE^ FRA jVNl PÈRE a FRA SIL VESTRE fif LO RENZO >2^ LE VO YAGEVR /a CLAI RE iif SŒVR GHl TA^SŒVRONO RIA a SŒVRS CLARISSES. d Le lieu de la scène est sur la route de Spello à Assise. CL D'abord, au pied de la colline d'Assise, à l'entrée ee Saint-Damien : posées entre les haies vives, parmi des buissons fleuris, on voit les chaumières des mo
niales, non soumises encore à la clôture étroite, en cet âge d'or de la religion franoj caine. Une terrasse, pleine de roses, domi ne les chaumes, et.
tournée vers le cou chant, regarde au loin le paysage immense et fin de la vallée. G, Plus tard, au tournant de la route, à travers champs, sur l'orée des bois qui descendent du Subiaso. O. Heu re du couchant et du long crépuscule, dans la saison chaude, sur la fin d'un beau jour.
L'air est tiède. La char mante contrée e.>t étendue dans une paix profonde. C, Le
costume de FRAN ÇOIS et de CLAl RE, des frères et des sœurs, est celui de ordre. Cependant FRANÇOIS et ses deux compagnons portent le bourdon des pèlerins. LOREN ZO est vêtu comme un jeune homme de condition aisée, tel qu'on en voit dans les fresques de Giot to. 11 n'a rien du grand seigneur ni du cheva lier. iL La scène est vide. Un souffle léger passe, par instants, en tre les feuilles des oli viers et des lauriers roses. Un grand fi guier rougeoie aux rayons obliques de
l'Occident. On per
çoit le murmure d'un
ruisseau, comme un
babil. Au pied du fi
guier, un banc de
pierre où sautillent
des oiselets, où se croi
sent, jamais posées,
des hirondelles. Cî,
On entend au loin
une voix douce qui
psalmodie, d'abord
seule ; d'autres voix
^ y répondent ensui
te, ensemble et
doucement. C'est