DEUXIÈME S O U 8 - I . I E II T E N A N T
l’n domino.
LE f.ARÇON.
DEUXIÈME SOÜS-LIEUTENANT.
Je.joue ma demi-lasse.
PREMIER LIEUTENANT
Comme ça, vous n’avez pas déjeuné?
DEUXIÈME LIEUTENANT
Je n’ai pas faim. Quand je suis contrarié, je n’ai pas faim, ça me coupe l’appétit, c’est fini. Garçon !
■ M.'irrolial-di's-logis-ohof.
UN CAFÉ MILITAIRK
Voilà !
LE GARÇON
Du feu !
DEUXIÈME LIEUTENANT
LE GARÇON
DEUXIÈME LIEUTENANT
Vous savez bien cet officier du pays, que j’attendais?
Eh ben?
PREMIER LIEUTENANT
DEUXIKME LIEUTENANT.
Il lie vient pas.
PREMIEIl LIEUTENANT.
Il VOUS l’a écrit?
UECXIÈHE LIEUTENANT.
Il ne m’a rien écrit. C’est le c^apilainc Mairot qui m’a (lit ce matin, à la promenade : Votre pays ne viendra jxis.
PIIEMIEK LIEUTENANT.
D’où le sait-il, le capitaine Mairot?
DEUXIÈME LIEÜTENA.NT.
Est-ce que son fils n’est pas dans ce régiment-là , au capitaine Mairot !
PREMIER LIEÜTENA.NT.
Quel régiment donc, déjà?
DEUXIÈME LIEUTENANT
Le 4* lanciers.
PREMIER LIEUTENANT
Ah! oui, c’est vrai, il a été en garnison à Moulins, je l’ai vu là, quand j’y suis été, il y a de ça deux ans. Quelle idée de ne pas vous avoir écrit!
-DEUXIÈME LIEUTENANT
Parbleu ! s’il m’avait écrit, je ne dirais rien, tous les jours on croit pouvoir venir, on ne vient pas; dans notre état, ça se voit à chaque instant, je n’y en voudrais pas
UN C\Ft: .MILlTAIllE
|K)ur ça ; mais <lc iic pas m’écriic, c’est là où je lui eu veux ; moi, quand j’ai à écrire, j’écris ; d'autaiil que quand il a besoin de vous, y n’épargne pas les ports de lettres, ça je vous en réponds.
rilEMIER LIEUIENAXT.
Nous avons, après ça, des personnes qui détestent d’écrire ; moi, de ce côté-là, je suis comme vous, quand j’ai à écrire, j’écris.
DEUXIÈME LIEUTENAM.
C’est tout simple. Dites donc?
PREMIER LIEUTESAXT.
Oui.
DEUXIÈME LIEUTENANT
Je croyais ([ne vous y aviez été an 4® lanciers.
PREMIER LIEUTENANT
En-visite, pas plus. Au 8'’ chasseurs que j'étais. C’est Français qui y a été au 4' lanciers. 11 en sortait quand il est entré chez nous.
DEUXIÈME LIEUTENANT
Vous savez qu’il va passer capitaine.
PREMIER LIEUTENANT
Qui çu, capitaine? Frétüt?
DEUXIÈME LIEUTENANT
Frétot. Quand je vous dis qu’il est né coilïé, diable m’emporte !
PREMIER LIEUTENANT
Oui,, qu’il en a de la chance, celui-là !
DEUXIÈME LIEUTENANT
Je crois bien.
PREMIER LIEUTENANT
Je vas vous dire ; c’est d’ètrc passé dans un régiment de la formation qui lui a valu ça.
L'N CAI I'; Ml UT Al HL
DEUXIÈME LIEUTENANT
Y serait resté chez nous qu’il serait encore sous-lieii- Icnant.
IMIEMIER LIEUTENANT.
Ça pourrait ben être. Après, je ne vois pas déjà que ça soye un si grand bonheur : mille éciis, que lui a coûté le changement d’uniforme, c’est de l’argent.
DEUXIÈME LIEUTENANT
Que ça lui fait, s’il en a.
l-nEMIER LIEUTENANT.
C’est ça, tout aux uns, rien aux autres.
DEUXIÈME LIEUTENANT
Ainsi va le monde.
l'HEMIEr, LIEUTENANT.
C’est comme Troyon, cherche-t’y pas à permuter .'
DEUXIÈME LIEUTENANT
C’est pas d’hier quec’ t’idée kii a poussé.