‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 139 sur 175 · I.OOATAIHKS LT l'HUlMllLTAlUb: 2S · texte numérisé non relu

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niaiiier, lorsque je réjwusai. Un lagol d’épines I un bâton des plus embarrassés ! La vôtre et sa demoiselle, deux saintes, comparées à ce qu’elle était alors! Au bout de huit jours, changement notable; à la lin du mois, ce ([u’elle a toujours été, un ange, un mouton, qui n’avait d’yeux que pour son mari, qu’elle a toujours eu en adoration.

COLUNET.

Je n’ai pas connu cebonbeur-là.

MONSIEUll GOUJET.

J’aurais eu une lille, c’eût été la môme chose. Le tout, voyez-vous, est, dans les commencements, de ne [tas laisser [trendre un mauvais pli; il n’aurait [tas l'allu, par exemple, (pic madame ma l'cinmc se lût jamais avisée de dire ton Goujet , en parlant d’un ami, qu’elle enlevât le sucrier au moment où j’allais y puiser, qu’elle me laissât droguer une éternité à sa porte quand elle savait que c’était moi qui m'y présentais; qn’on antorisiit la bonne à verser le jus d’un gigot sur l'habit bien de roi et à boulons d’or d’un convive qui n’avait pas le bonheur de lui plaire; qn’on défendît à la mémo bonne d’allumer le [toélc de la salle à manger trois heures avant de se mettre à table ou de jeter à terre les chapeaux des invités, (piandil leur arrivait de les poser sur le piano ! Ce sont deux choses qu’on ne se serait pas permises deux fois chez moi, ça, je vous le promets, monsieur Collinet, jamais ! jamais!

COELINET.

Parce que vous avez du caractère.

■MOXSlEUIt GOUJET.

(Jue ne prenez-vous sur vous d’en avoir?

COLU.NET.

Vingt fois j’en ai eu rinlcnlion, puis, au moment où il aurait fallu en montrer...

MOXSIEUJI GOUJET.

Le courage vous manquait?

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LUCATAlKliS ET rilOl'lUETAl UE

COLLI.NET

l^osiliveiaeiiL

.MONSIEUU Ü*>UJET.

Vaut cependant encore mieux tuer le diable...

COLLINE!

Que le diable vous lue!.. G’csl bien aussi mon avis... xVu reste, puisque je suis en train de vous faire mes eouÜdcnces, savez-vous ce que je voudrais?

.MONSIEUK COUJET.

Quand vous me l’aurez dit.

COLLINE!

Que ma tille trouvât un mari.

MONSIEUR COUJET.

l*renez mon neveu.

COLl.lNET.

Tant que vous voudrez ; mais votre neveu, de vous à moi, quel genre d lionnnc est-ce?

MONSIEUR COUJET.

Vous le connaissez ?

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