SCÈNE V
M. COU-lNET, FRANÇOISE.
FRANÇOISE
Si ça ne vous fait rien, j’vas femmaifler mes bas n’ici.
• GOLLINET.
.Mademoiselle est sortie?
locataires et propriétaire 2!ir.
FRANÇOISE
Sans ça ! \veo la bonne à sa tanle, qii'esl venue la serchet'. Pas moyen d’y lonir dans ma eiiisinc d’Ia l'nmée qui fait!
COLUNET.
Que n'en as-tn touché un mot an propriétaire? il sort d’ici.
FRANÇOISE
M. Goujet? Pn souvent! avec ça qui vous r’çoit gentiment quand par hasard on s’en va y demander qnet’ chose !
cou, IN ET.
Je croyais, au contraire...
Moi aussi j’eroyais, avant de demeurer dans sa maison, que nous serions là comme le poisson dans l’eau ; c’était toujours ma petite Françoise par-ci, ma petite Françoise par-là, quand y v’nait chez nous, et des hètises qui contait, qu’on n’aurait su dire oùscequ’y les allait prendre... mais depuis que nous sommes ses locataires, plus un mot d’égard, au contraire, c’est un tapis que je n’ dois secouer ni dans la rue, ni dans la cour, ni dans les escaliers ; de l’eau que je répands enmonhmt, des potins qui prétend que j’ vas faire au portier de dessus sou compte; eune, horreur, quand j’ vous dis, eune horreur ! Au reste, vous savez, comme tout le monde, qu’il a fait mourir sa femme?
COI.I.INET.
M. Goujet?
FRANÇOISE
A petit feu, ça c’est sûr ? Y te l’enfermait, la pauv’ femme, dans n’eune chambre sans feu, avec des fers aux pieds, au pain et à l’eau, des années entières, eune pauv’ criature qui y a donné tout ce qu’il a, que sans elle y serait comme un p’tit saint Jean, ne plus, ne moins.
294 l.nCATAIRES ET PROPRIETAIRE
COLLISKT.
Ce qiifi lu m’apprends là m’étonne an dernier point.
FRANÇOISR.
Ça doit pas vous étonner...
r.oi.i.iivF.T.
» Si fait, et heancoup.
FRANÇOISE
D’autant que madame n’a jamais pensé grand liien de lui ; c’est point l’embarras, a n’en disait point d’ personne et pourtant a n'était point mauvaise.
COLLINET
Non, certes, elle ne l’était pas.
FRANÇOl SE.
Mais criarde, a l’était criarde, mais point mauvaise; an fond a valait point grand’ chose, convenons-en.