‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 37 sur 175 · I.ACCORDEIR · texte numérisé non relu

I.ACCORDEIR

KDfK'ARD, .■lôvp ilit Conwrv.ilnirp.

MONSIEUR r.ODET, I.’ ACCOR DEl' H , MADAME GODET,

• OGTAVIE.

MONSIECR GODET, trinmplinni.

Enfin, je l’ai déniclié!

Qn’as-lu dénicln'?

M^ONSIEER GODET.

Mon accordeur.

MADAME GODET

C’esI monsieur?

MONSIEUR GODET

J’ai assez conni... un des bons, sicen’estpas le meilleur.

MADAME GODET

Ils sont tous fameux, à t’entendre.

MONSIEUR GODET

Celni-ci, vois-tu, c’est du nanan.

MADAME GODET

Prends garde, lu vas le faire rougir.

MONSIEUR GODET

J’aurais beau dire, il ii’entendra rieu.

SCÈNES

II est doQC sourd?

MONSIEUa GODET.

Il est Allemand.

MADAME GODET

J’y suis. Il est d’un beau laid! Je n’ai que faire ici, je vous tire ma révérence. Tavie, tu vas venir avec memère, nous allons prendre un petit bouillon.

OCTA VIE.

Oui, maman.

MADAME GODET

Baisez memère.

MADAME GODET, LA DONNE, IMI 1 l.OCI, ÈS.

MADAME GODET

Je crois que mon salon, quand une fois nous l’anrous allumé, ne sera pas plus laid qu’un autre.

LA BONNE

Oui, oui, ce s’ra bien gentil.

MADAME GODET

J’en suis toujours pour ce que j’ai dit, ces Iwiugies sont bien trop grosses pour mes bobèches. Ça n’a pas de grâce, ça ne dit rien. Prends donc ganle, Pliiloclès, tu as manfpié me jeter par terre.

pniiocLès.

Je l’ai pas fait exprès.

MADAME GODET

Tu es toujours dans mes jambes. Je sais bien que tu ne l’as pas fait exprès , tn n’as pas l’intention de tuer ta mère,

DE MÉLOMANIE BOURGEOISE

Je te rends bien celte jiislice-là, mais ça pouvait arriver. Voyons, venez m’embrasser. Poiirtiiioi ne pas toujours être gentil et raisonnable, quand vous savez que ça me Icrait tant de plaisir?

riIlLUCLÈS.

Je serai bien gentil et bien raisonnable.

MADAME GODET

Vous me le promettez?

PRILOCLÈS.

Oui, maman, je te le promets.

MADAME GODET

Bien sur'.'

PII ILUCLES.

Oui, maman.

LA BONNE

Prends garde de le perdre. Dites doue, madame?

MADAME GODET

Eli bien ?

LA DONNE

.\vez-vous Ml ee gros violon ipron vient d’ap|xirler‘.'

MADAME GODET

Si je l’ai vn! c’est moi qui l’ai reçu.

LA BONNE

(Jni ça qui va le faire aller?

MADAME GODET

C’est M. Carré ; vous connaissez bien .M. Carré*'

LA BONNE

Ce petit monsieur qu’est tout de travei-s?

MADAME GODET

Précisément.

LA BONNE

Conunenl qui s y prend pour faire allef ça?

11 monte à cheval dessus» prend sou archet, et le voilà

(RJ

SCENES

pid li, pas plus gêné (pie vous quand vous faites une onieîcllc.

LA lUINSE.

V là ce que je voudrais voir.

MADAME (iODE't

Vous le verrez.

LA liO.N.NE.

C’est moi qui va rire.

MADAME (iODET.

C’est ce qui arrive toujoui's la première fois,

LA BONNE

lin aurez-vous beaucoup, de ces gros violons-là ?

MADAME DODET.

C’est bien assez d’un. Je n’en voulais même pas, ça lient bien trop de place, c’est ma lille ipii ni’eii a tant et tant priée, que j’ai fini par lui céder.

PHILOCLÈS

Tiens, maman, comme je suis gentil f

MADAME ÜODET.

Puisque vous savez l’être ([uand vous voulez, {toimpioi êtes-vous autrement?

PHILOCLÈS

Je léserai toujours. Dis donc, inamaii’?

MADAME UOÜET.

Kb bien ?

PHILOCLÈS

Vcux-lu que j’y touche au gros violon, ixjur la peine d'avoir été sage?

LA BO.NNE

En v’ià une idée! ■

MADAME CODEX

Cela n’est pas nécessaire.

P HILOCLÈS.

llicii (pi’un tout petit peu.

DE MÉl-OMANJE UOL'RDEOISE

MADAME GODET

Je VOUS le défends. Seulement, si vous êtes raisonnable, quand voire papa reviendra, il vous le fera aller.

rHILOCLÈS.

Voudrais le Aiire aller tout de suite. (On sonuc.)

LA BONNE

Bon ! v'Ià le gendarme.

PUILOCLÈS.

Bas vrai.

MADAME GODET

J’en suis bien aise. Charlotte, allez ouvrir au gendarme.

LA BONNE

Oui, madame.

PUILOCLÈS.

Non, non, veux pas.

MADAME GODET, .1 la l>0lTc.

Venez, monsieur le gendarme, donnez-vous la jieine de monter, venez chercher un petit garçon qui n’est [las sage. Tiens, l’eiitends-tu qui monte?

PUILOCLÈS.

Maman ! maman !

Sauve-toi, sauve-toi; voilà GharloÜe qui va lui ouvrir.

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