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Pour l'établissement des statistiques, le comité envoya de nombreux questionnaires aux Bourses du travail, cet . malgré ses efforts il ne reçut que très peu de réponses. = Le comité s'occupa, enfin, très activement de l’antipatriotisme, et son secrétaire se montrait. enchanté du goût que les Bourses y prennent.
Les cotisations que les Bourses ou Unions locales doivent verser, sont fixées à 35 centimes par syndicat les constituant et par mois, mais elles ne sont payées que très irrégulièrement. Un procédé, fréquemment employé par les Bourses, consiste à ne pas payer leurs cotisations pour le nombre exact de syndicats qu’elles groupent. Elles :ne versent l’arriéré de leurs cotisations qu’à la dernière extrémité ; certaines démissionnent au cours des deux années qui séparent les congrès, et ne-donnent de nouveau leur adhésion qu’à la veille du congrès suivant; d’autres, dans des moments critiques, demandent à être exonérées, puis, lorsqu'elles arrivent à des périodes prospères, oublient d'acquitter leurs dettes.
Tous ces moyens employés rendent la situation financière de la section des Bourses très pénible.
De 1902 à 1904 : Les recettes s’élevèrent à 13.433 fr. 85 et les dépenses furent de 12.720 francs.
Da 1% juin 1904 au 31 mai 1906, la section toucha 16.281 fr. 30 et dépensa 13.845 fr." 60; du 1e juin 1906 au 30 juin 1908 ses recettes furent de 18.835 fr. 40, et ses dépenses de 16.081 fr. 10 (1).
L'article 35 des statuts de la Confédération générale du
iravail dit que « les deux sections pourront tenir, si elles
(1) Nous comptons dans le total des recettes le reliquat du compte financier de l'exercice précédent.
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‘le jugent utile, des conférences particulières qui auront lieu à l'issue du congrès général du travail ».
La Fédération des Bourses du travail, devenant à Mont- -pellier une section de la Confédération générale du travail, | - perdait le droit d'organiser des congrès et ne pouvait plus que tenir des conférences, à l'issue du congrès corporatif -etrnon pas avant, comme elle prétendait le faire.
:… La section des fédérations d'industrie ou de métier, et -des syndicats isolés, n’usa jamais de la faculté que lui donnaient les statuts ; une seule fois, en 1909, elle tint uneconférence réunissant les deux sections, donc on peut dire en principe que cette section n’utilisa pas l’article 35 des -statuts.
Il n’en fut pas de même pour la section de la Fédération des Bourses. Elle tint une conférence après chacun des congrès de la Confédération, c’est-à-dire que depuis 1902 elle en tint trois.
Ce sont les conférences de Bourges en 1904; d'Amiens en 1906 et de Marseille en 1908.
. Ces conférences ont la même organisation que les congrès, et n’en diffèrent que par leur durée moindre et parleur attributions restreintes. Elles ne durent parfois qu’un jour, comme celle de Marseille. Elles n’ont à discuter quedes questions purement administratives et doivent laisser de côté toutes celles d’un caractère général, car les congrès. de la Confédération générale du travail, où sont représentées toutes les organisations qui la composent, se les ré-
servent.
30 Le comité confédéral. — Le comité confédéral est formé par la réunion des comités des deux sections. de la Confédération générale du travail. Il se réunit tous les deux mois, pour permettre à chaque section d'exposer les obser-