CHAPITRE IV. — L'ancien régime. — Les corporations
Pourquoi les corporations se sont constituées dans toutes les industries el professions à l'exception de l'agriculture.— Comment elles sont nées. — Causes qui ont déterminé leur groupement. — La limitation naturelle des marchés. — Comment se posait sur ces marchés limités le problème de l'équilibre de la production et de la consommation. — Comment les producteurs s'associaient et se concertaient pour résoudre ce problème à leur avantage. — Le contrepoids de la coutume. — Institutions et pratiques qui protégeaient le travail contre le pouvoir inégal du capital sous le régime des corporations 29
CHAPITRE V. — La disparition de l'ancien régime économique et l'avènement du nouveau.
Pourquoi nous pouvons mieux que les économistes du xvme siècle nous rendre compte de la raison d'être du régime des corporations. — Que ce régime n'était autre chose qu'un vaste système d'assurance. — Ses imperfections. — Progrès qui ont déterminé sa transformation et finalement son abandon. — Causes de l'abolition de l'esclavage et du servage ; — de la décadence et de la chute des corporations 39
CHAPITRE VI. — Les commencements du régime de la liberté de l'industrie et du travail.
Causes qui excitaient les travailleurs à s'affranchir des liens de l'esclavage et du servage. — Les bienfaits de la liberté. — Les travailleurs possédaient-ils la capacité nécessaire pour la supporter et se trouvaient-ils en condition d'échanger leur travail dans des conditions d'égalité?— Leur infériorité sous le double rapport de la disposition du temps et de l'espace. — Leur incapacité à limiter leur nombre. — Que cet état d'infériorité et d'incapacité devait avoir pour résultat inévitable de faire tomber le prix du travail au-dessous du taux nécessaire et d'en prolonger à l'excès la durée. — Le paupérisme 47
Perturbations causées par le progrès industriel dans les conditions d'existence de la classe ouvrière.— La transformation et le déplacement du travail. — L'état précaire des débouchés. — Résumé des causes du paupérisme. — Insuffisance de la charité privée pour arrêter le débordement de la misère. — Nécessité d'y adjoindre la charité publique. — Inefficacité et vices de la charité privée et publique. — Les effets de la charité publique en Angleterre. — Qu'elle agissait comme une cause d'abaissement des salaires. — La législation des pauvres et Malthus. — Comment et dans quelles limites la charité est utile 57
CHAPITRE VIII. — Progrés qui ont contribué, particulièrement depuis un demi-siècle, à relever le taux des salaires et à améliorer la condition des classes ouvrières.
Que la condition de l'ouvrier libre du xviu» siècle et du commencement du xix« était inférieure à celle de l'ouvrier des corporations du xm a . — Amélioration de cette condition, déterminée par l'expansion du progrès industriel dans la seconde moitié du xix*. — Pourquoi les ressentiments provoqués par les souffrances de la première période du régime de la liberté du travail se sont accrus et aigris au lieu de s'apaiser 65
CHAPITRE IX. — Les remèdes socialistes. Le socialisme révolutionnaire et le socialisme d'État.
Ce qui a déterminé l'apparition du socialisme. — Qu'il est un produit de l'imagination et du sentiment. — Son incapacité à analyser les causes des maux de la classe ouvrière. — Les plans de réorganisation des pères du socialisme moderne, Owen, Saint-Simon et Fourier.— Leur caractère inoffensif.— Ce caractère change à dater de l'avènement du suffrage universel — Le socialisme politicien et révolutionnaire. — L'insuccès des mesures de répression que les gouvernements lui opposent. — Le socialisme d'État. — Inefficacité et vices des lois qu'il suggère. — Que ces lois n'ont ni amélioré la condition des ouvriers ni désarmé le socialisme révolutionnaire 69
L'inégalité de situation de l'entrepreneur et de l'ouvrier dans le débat du salaire est-elle sans remède ? — Que cette inégalité n'existe pas invariablement. Exemples.— Procédé que les ouvriers ont mis inconsciemment en œuvre pour la faire disparaître— Les coalitions et la grève ou la suspension du travail dans le temps. — En quoi réside l'efficacité de ce procédé. — Tactique appropriée aux coalitions et aux grèves.— Procédés et tactique des entrepreneurs. — Système de protection légale auquel ils ont eu recours. — Les lois sur les coalitions, l'embauchage et l'émigration. — Iniquité et effets délétères de ce système de protection du capital contre le travail 75
CHAPITRE XI. — Les « Trade-unions » et les syndicats. État actuel de la guerre du capital et du travail.
Origine et raison d'être des trade's unions et des syndicats ouvriers.
— Leur état actuel. — La lutte du capital et du travail en Angleterre et aux États-Unis. — La grève de Homestead. — Pourquoi lai lutte n'a pas pris les mêmes proportions sur le continent européen.l
— Frais et dommages directs et indirects causés parles coalitions et les grèves. — Que la victoire du travail et celle du capital auraient des conséquences également nuisibles. — Comment se pose le problème à résoudre pour établir la paix entre ces deux facteurs nécessaires de la production 85