CHAPITRE XV. — La première idée de la Bourse
du Travail.
L'invention et la multiplication des chemins de fer. — L'agrandissement des marchés du travail rendu possible. — Les prévisions de l'auteur de V Avenir des Chemins de Fer. — Les Bourses du Travail et la publicité quotidienne mise au service des travailleurs.— Appel aux ouvriers parisiens. — Refus des corporations ouvrières. — Décret du Gouvernement provisoire et projet de M. Ducoux. — Le journal La Bourse du Travail, à Bruxelles. — Pourquoi ces tentatives d'extension et d'organisation des marchés du travail étaient prématurées 121
ou philanthropiques.
Ouverture de la Bourse du Travail de Paris. — Les autres Bourses du Travail qui ont été successivement établies en France et à l'étranger. — Qu'elles peuvent être partagées en deux catégories : les Bourses socialistes et les Bourses philanthropiques. — Que celles-ci ne peuvent se multiplier et se développer suffisamment. — Pourquoi? — Peu d'efficacité du mobile de la charité en comparaison de l'intérêt personnel. — Vice radical des Bourses socialistes gérées par fies syndicats ouvriers. — Que les syndicats se proposent pour but de monopoliser le marché du travail et qu'ils réclament pour atteindre ce but la suppression des bureaux de placement. — Qu'ils sont impropres à remplir le rôle d'intermédiaires entre les entrepreneurs et les ouvriers .... J 41
CHAPITRE XVII. — État actuel des intermédiaires du placement du travail.
Causes de l'insuffisance du développement du rouage des intermédiaires du travail libre. — Différence des conditions du transport dans l'espace, du travail esclave et du travail libre, et de leur emploi dans le temps. — Comment les marchands d'esclaves se remboursaient de leurs avances. — Que les intermédiaires du travail libre ne pouvaient se rembourser des leurs.— Conséquences dommageables de l'absence d'intermédiaires pour les ouvriers et les entrepreneurs. — Que le besoin auquel ils pourvoyaient continuait cependant d'exister. — Que ce besoin a suscité la création des bureaux de placement et des sociétés d'émigration. — Obstacles naturels et artificiels qui entravent leur multiplication et leur perfectionnement 149
CHAPITRE XVIII. — Progrès à réaliser pour agrandir et unifier les marchés du travail.
L'offre et la demande du travail. — Pourquoi elles sont demeurées locales. — Prévisions des conséquences de la multiplication des intermédiaires et du perfectionnement de ce rouage nécessaire de la circulation du travail. — Que le prix du travail deviendrait impersonnel, comme Test déjà celui des capitaux, des céréales, etc. — Que ce prix serait déterminé par l'état du marché général.
— Que l'extension des marchés du travail susciterait la création des Bourses et le développement de la publicité. — Gomment l'obstacle à la rémunération des intermédiaires pourrait être levé.
— La garantie collective des mutualités ouvrières substituée à la garantie individuelle. — Création et rôle du crédit ouvrier. 159
Progrès à réaliser dans l'organisation des entreprises. — Comment elles sont actuellement constituées, et comment elles fonctionnent. — Du mode d'achat des matières premières. — Du mode de location des employés et des ouvriers. — Imperfection du mode de location du travail des ouvriers. — Charges qu'il impose aux entrepreneurs et risques qu'il leur fait courir. — Le marchandeur et sa fonction. — Son rôle à l'égard de l'entrepreneur et des ouvriers. — Imperfection du système actuel de marchandage. — Causes de son impopularité 1G7