SCÈNE IV
MARIE, seale, sur le balcon.
Quel profond silence I... et Tadmirable nuit t.. • Ah I je me sens tout heureuse de me retrouver dans celte gentille retraite où ont sonné déjà pour moi tant d'heures douces et calmes 1 Chère solitude!... splendides horizons I... vous revoilà bien tels que je vous ai quittés! (Regardant an loio.) Rien n'est changé là-bas (se retournant); rien n'est changé ici... (Regardant Ters la gauche.) Là était ma chambre ; mon salon, le voilà ; et^ par les nuits pures et sereines, je demeurais longtemps sur ce balcon, le regard perdu dans les nuages, l'oreille ouverte à ces mille bruits mystérioux qui naissent du silence, enivrée de Tencens qui tombe des jasmins^ et de Tâcre senteur qui monte de la mer !...
Marie sembjQ plongée dans nne dooee rêrerje. '— En ce moment^ la porte de
ganche s'entr'ouvre et Henri parait. -