‹ Les brebis galeusesChapitre 55 sur 103 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

gestes ! ah I l'on doit être bien fier de l'avoir pour sœur, et bien heureux de l'avoir pour femme 1

BLANCHE, avec impatience.

Certes! son mari était même si heureux, qu'il est allé le dire à Rome.

Elle prend le bras de Jules et s'éloigne. Presque aussitôt, et pendant les premiers mots de Robert , TiDgrey quitte le jeu et suit Jules et sa femme.

ROBERT, bas, à Henri*.

Ça y est!... (S'éioignant à droite.) A cet le heure, madame Bernier est déjà marquée d'une croix rouge. Encore un peu et vienne une occasion, les brebis se mettront à l'œuvre. Oh! je les connais, val « C'est moi qui fus Guillot, berger de ce troupeau. » Elles sauront tirer de leur arsenal mille arguments spécieux, elles trouveront moyen de poétiser la chute, de railler le devoirl... elles allumeront la fièvre du mal dans ce cœur pur, la soif de l'inconnu dans cette âme hésitante, elles en chasseront la famille, elles en retireront Dieu lui-même !

HENRI, avec élan.

Oh! mais je ne voudrais pas de Marie à ce prix-là. Je ne la veux pas déchue, tombée. Je la veux toujours telle que tu la dépeignais tout à l'heure, avec son regard pur, son front chaste.

ROBERT

Alors, tu ne la veux pas ?

HENRI

Oui... c'est vrai... Je deviens fou! Je ne sais plus ce que je dis... mais ce que je sais bien, c'est que je ne puis vivre sans elle. Je vais encore tâcher de la rejoindre, de lui parler; et si, comme toujours, elle refuse de m'entendre, eh bien... je lui écrirai... Adieu...

* Ilenri, Robeit.

ROBERT

C'est ça, va croiser.

Henri sort vivement.

ROBERT, voyant Rose qui revient. Moi, je monte à l'abordage.

Il s'approche de Rose, qui se recoiffe devant la glace de la cheminée,

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