ACTE TROISIÈME
MARIE, avec on cri de joie*.
Oui, en effet, je n'y pensais plus, votre vieille Marianne en est toujours la gardienne, n'est-ce pas ? Eh bien, je resterai près d'elle ; je connais cette maison, vous m'y avez accueillie déjà pendant un mois; la petite chambre que j'habitais, je la vois encore comme si je l'avais quittée hier... Je la trouverais les yeux fermés; j'irai me réfugier là. Vous voulez bien, n'est-ce pas?
DIANE
Mais...
BLANCHE, bas, en donnant la clef à Diane,
M. Bernier est au Havre; M. Robert a juré de le ramener; demain, peut-être, vous ne pourrez plus rien... Eh bien, voulezvous donc qu'elle vous vole une seconde fortune?
DIANE, après un temps.
Non. (Elle prend la clef, va rapidement à la cheminée et sonne. Juliette parait.) Il y a une voiture en bas ?
JULIETTE**
Oui, madame, une de celles qui ont reconiuit déjà quelquesunes de ces dames; elle rentre à l'instant.
DIANE, d'une voix tremblante.
Vous allez accompagner, madame.
MARIE, bas.
Oh !... vous me sauvez.
DIANE, donnant la clef à Juliette et s'adressant à Marie. La voiture vous attend et la maison est à vous. Adieu !
MARIE
Oh ! merci, madame, merci 1
Elle embrasse Diane, qui résiste ; puis elle salue Blanche, et sort vivement,
suivie de Juliette.
* Marie, Diane, Blanche.
*• Marie, Blanche, Diane, Juliette.