‹ Les Bretons (volume 2)Chapitre 47 sur 88 · LA FEMME · texte numérisé non relu

LA FEMME

— (' Sainte mère du Christ, vous êtes mon refuge, Le matin je vous prie et le soir derechef : Des frayeurs d'une femme, hétas! vous êtes juge, Vous-même avez tremblé pour votre bon Joseph.

Comme moi vous n'aviez, recours des indigentes , Que les deux bras du saint appelé votre époux, Au risque de ses jours élevant des charpentes. Construisant des maisons qui n'étaient pas pour vous.

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Mais votre esprit veillait ! Moi, faible et presque morte, Que puis-je pour celui qui me donne ses jours ? Vierge, comme son corps rendez son dme forte ; Dans ses hardis travaux soutenez-le toujours.

Dieu ! quelle rumeur sur la place 1 — « A Faide, à Taide, Limousins!

« Du foin, de la paille 1 oh! de grâce, « Des matelas et des coussins ! » —

« Si l'un à cette pierre blanche « Peut s'accrocher , ils sont sauvés...

« Ah ! tous deux font craquer la planche ! « Ils vont tomber sur les pavés. »

£t vers l'étai qui se balance Tous restent là les bras en haut; Alors, dans le morne silence, On entendit sur l'échafaud :

— a J'ai trois enfants, Jacque, une femme ! » Jacque un instant le regarda .

« C'est vrai î » reprit cette bonne âme , £t dans la rue il se jeta.

Ah ! ton nom, ton vrai nom, que ma voix le répande, Toi que j*appelai Jacque, ô brave compagnon ! Inconnu, qui portais une âme douce et grande, Pour rhonneur du pays, héros, dis-moi ton nom!

Sommes-nous au-deisous des temps de barbarie? Les tiens dans ton hpmeau ne font point rapporté ! Ils ne t'ont point nommé saint de leur confirérie ! Les rimeurs se sont tû 1 l'orgue n'a point clianté!

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