AUX ENVIRONS D'ALBANO
Bois où se sont perdus Merlin et Viviane , Aviez-vous plus d'arôme aux coupes de vos fleurs? Plus d'émail à vos pieds? Sur la verte liane Les oiseaux briUaient-ils de plus riches couleurs? O délices du lac d'Albane!
Calme et parfum! Et puis des couples gracieux Qui la main dans la main, lentement, sous les chênes. Vont chercher quelque danse aux collines prochaines. Je passe et poliment on me sourit des yeux. Ainsi, vers Comanâ, cheminant un dimanche , De chaque feutre noir, de chaque coiffe blanche, M'arrivait un bonjour, mm grave et sérieux.
Ébloui des splendeurs de cette terres épique , A ipidi je. m'assieds sous la çl^alçur du jour ; Je tourne encor les yeux vers la Sabine antique , Puis, vaincu, je Içs ferme au bruit d'un chant rustique : Un jour Miltou dormant eut up baistcr d'amour.
Pour les dames allant vers leur villa de marbre Sans gloire et sans lauriers mon front ne brille pas ; Mais, filles d'Albano, sous Tombre de cet arbre
Arrêtez, arrêtez vos pas !
Les lèvres qui chantaient ma jeune paysanne, S'ouvrent encore et mon cœur en émane. . .