‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 24 sur 52 · RE, A · texte numérisé non relu

RE, A

mon autorité, et que je puis faire punir l’insolent qui oserait y résister ? Encore une fois, de quelle part, vous dis-je ? Répondez, votre vie en dépend.

Victor, (à Robert). — Ah! parlez, je vous en conjure... Que je ne sois pas la cause d’un malheur.

RoBerr.—Je méprise ses menaces, mais puisque vous le voulez, il suffit. Apprenez donc que c'est de la part de mon ami Robert, le comte de Moldar.

Vicror.—De Robert ?

Maurice, (étonné, à part).—De mon frère ! un frisson mortel m’a saisi. (1! examine Robert.)

Vicror.—Ah ! monsieur, je sais trop que Robert n'est plus.

RoBerr.— Que dites-vons ? Robert n’est plus.

Vicror.—Lisez vous-même. Voici la lettre qu'il m'a écrite avant sa mort, et qu’un soldat vient de me remettre.

Ro8erT, (éfonné).— Une lettre avant sa mort... Remise par un soldat .. Permettez... (17 lit.)

MauRICE, (inquiet, fixe Robert).—Ses traits... Sa taille... Sa démarche...

Roger, (/isant).—Cette lettre est une perfidie, et le soldat un imposteur.— Robert de Moldar est vivant.

Maurice, (effrayé, à part).—Qu'entends je ?

Victor, (avec sensibilité).—Ah ! ne me trompez pas... Il vivrait !

RoBerT.—Je l'ai vu, je lui ai parlé.

Maurios, (à part).—Serait-ce lui-même ?

Vioror.—Où ? dans quels lieux ? dans quel pays ?

RoBerT.—Dans notre Franconie.

Mauricn, (à part).—Que ce soit un autre ou Robert, il faut d'abord m'en assurer. (1! sort.)

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