ROBERT, VICTOR, MAURICE, PLUSIEURS GARDES
Maurice, (aux gardes).—Le voilà ! Courez. tous, assurez-vous de lui et qu’on l'amène à la tour. Vous m'en répondez sur vos têtes ? (Les gardes veulent le suisir.)
RoBerr, (leur présentant deux pistolets). —Misérables ! le premier qui s’avance est mort.
Maurice, (aux gardes).—Que tardez vous ?
Victor, (se jetant entre eux ; à Maurice).—Vous oseriez !.. Un étranger !… L’ami de votre frère !..
Rogerr, (à Maurice).—C'est toi que je devrais punir de violer en moi l'hospitalité.
Maurice, (aux gardes).—Vous restez indécis ?...
Vioror, (troublé).—Quel est son crime ? Qu'a-t-il fait ? ;
Maurice, (aux gardes).—Ne voyez-vous pas que
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c'est un des brigands qui infestent cette contrée et dont la tête est mise à prix ?
Victor, (plus troublé).—Lui ! un brigand ! Ah! ne le croyez pas, c’est l'ami de son frère, de Robert, votre bienfaiteur.
Maurice.—$i ses intentions sont pures, il n’# rien à craindre, je lui rendrai justice ; mais je veux avant tout qu’il dépose ses armes et se livre à ma discrétion.
Rogerr. — Monstre ! à ta discrétion ! apprends que je ne perdrai la liberté qu'avec la vie.
MauURICE.—Eh bien ! gardes, obéissez.
Vicror.—Ah ! Dieu ! (Les gardes le couchent en joue ; il les attend le pistolet à la main.)