U LES BRIGANDS PAR AMOUR
MÉNARDIER, présentant Aménaïde.
Aménalde Ménardier, ma sœur.
BAUDRÜCHARD.
Mes compliments.
AMÉNAÏDE, A part.
Nature vulgaire ! Rien de poétique.
MÉNARDIER, à Ernestine.
Salue donc, Ernestine.
ERNESTINE
J’ai déjà vu monsieur.
MÉNARDIER
C’est juste, j’oubliais, je perds la tête, moi !..
AMÉNAÏDE
Vous arrivez seulement?
BAUDRÜCHARD. •
Pas précisément! Je suis à Paris depuis trois jours !
MÉNARDIER
Et pourquoi n’êtes-vous pas venu plus tôt ?
BAUDRÜCHARD.
Une surprise que je vous ménageais ! On n’a rien apporté de ma part?
MÉNARDIER
Non!... rien!...
BAUDRÜCHARD.
On apportera quelque chose !
MÉNARDIER
C’est bien! nous sommes prévenus ! En attendant, mettezvous à votre aise !... Avez-vous faim ? Voulez-vous vous rafraîchir ?... Si je vous offrais une robe de chambre? Ernestine, mes pantoufles et ma robe de chambre pour M. Baudruchard I...
AMÉNAÏDE
Oh ! mon frère ! mon frère !
MÉNARDIER
Eh bien ! quoi?
BAUDRÜCHARD.
Ne vous dérangez pas ! ne vous dérangez pas ! Je vous en prie!... (a part.) Sont-ils aimables dans cette maison-là I •
MÉNARD1ER
Vous savez, faites comme chez vous.
BAUDRUCHARD.
Merci, en ce cas je ne vous demanderai qu’une chose !
MÉNARD1ER
Parlez I
BAUDRUCHARD.
La chambre que vous me destinez 1.... j’ai besoin de re loucher un peu ma toilette !
MÉXARDIER.
Comment donc !... (Désignant la porto do gauche^) Tenez, mon cher Baudruchard, là, ouvrez celte porte et vous êtes chez vous!
BAUDRUCHARD.
A tout à l’heure donc!... (saluant Emostine.) Mademoiselle !...
ERXËSTINE, saluant froidement.
Monsieur!...
BAUDRUCHARD, saluant Aménoïde.
Madame!...
AME N AÏDE.
Mademoiselle... également.
BAUDRUCHARD.
Pardonnez-moi, mademoiselle!... (a part). Ah! elle n’eft pas mariée !... Tiens! liens!... (En sortant.) A tout à l’heure. Monsieur Ménardicr !... à tout à l’heure, mesdemoiselles.
(il aort.)