‹ Les brigands [Texto impreso]Chapitre 29 sur 87 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

s’agit de ce mariage dont je vous parlais, Messieurs, de ce mariage entre la princesse de Grenade et notre jeune souverain, le duc de Mantoue. (Tous les brigands saluent. — Falsacappa commence * lire). « En défalquant les deux millions... * (n fait signe à

tout 1© monde do s'éloigner un peu, Piétro seul reste auprès de lui. — Reprenant

bas). « En défalquant les deux millions qui représentent la « dot de la Princesse, la somme due par la cour de Mantoue » à la Cour de Grenade se trouve réduite à trois millions. » Ces trois millions seront remis à la personne qui accompa- » gnera la princesse... » Trois millions 1

PIÉTRO

Trois millions !...

FALSACAPPA, continuant à lire tout !>as.

Il est dit dans ces dépêches qu’on envoie au Prince de Mantoue le portrait de la Princesse de Grenade... il doit être là, ce portrait?

PIÉTRO^ tirant un écrin de la valise.

Le voici, (il Fourre).

FALSACAPPA, regardant le portrait que tient Piétro.

Ah! mais elle est fort jolie, la Princesse... fort jolie... mais pas plus jolie que ma fille...

Il prend dans sa pocha le portrait do Fiorella et compare.

PIÉTRO, qui a retiré le portrait de lecrin.

Eh bien, chef?

FALSACAPPA, prenant lecrin et y mettant le portrait de sa fille.

Eh bien... mais je pense qu’il ne faut rien faire qui puisse retarder un si beau mariage... remettons ce portrait ..

Il remet dans la valise l’écrin et les papiers.

PIÉTRO, hns.

Mais, prends garde... tu t’es trompé... c’est le portrait de ta fille que tu as mis...

FALSACAPPA, bas.

Oui... c’est le portrait de ma fille... mais es-tu bien sûr que je me sois trompé?

PIÉTRO, montrant le portrait de la princesse*

Certainement, puisque...

Falsacappa hausse les épaules 1 , prend lo portrait de U Princesse et le met dans sa poche.

FALSACAPPA.

Tiens, courrier, reprends ta valise, reprends ton cheval et reprends... ta route vers Mantoue.

Mouvement des brigands qui redescendent.

DOMINO

Quoi! chef, vous permettez?

FASALCAPPA, aux brigands.

Laissez passer cet homme ! (lo courrier, qui a saisi sa valise, se met a gravir rapidement la montagne du fond et *ort par la gauche. — La nuit vient tout

doueemont pondant ce qui suit.) L.u journée & été bonne, nies enfants j vous m’aviez dit de trouver une idée... l’idée est trouvée!... à demain l’exécution du projet le plus grandiose qui jamais ait germé dans la cervelle d’un chef de brigands!... Ce soir, j’autorise une petite débauche pour célébrer l'entrée deFragoletto dans la bande. Amusez-vous, mes amis, amusez-vous.

DOMINO

Alors, les femmes?...

FALSACAPPA, consultant sa montra .

Oui, maintenant... mais avec modération. (Domino, Baibavano

et Cazinagnola tout jojrottx »o précipitent dan» lu caverne **. A Fragoletto.) Tu

as mérité d’être des nôtres, petit Fragoletto, et nous allons te recevoir en cérémonie. — Je suis content de toi, tu seras mon bras droit!

PI ÉT RO

Eh bien ! et moi ?

FALSACAPPA.

Toi aussi. — J’en aurai deux.

Domino, Barba von o et Carmagnola sortent de la caverne avec les femmes.

Page 1