ACTE DEUXIÈME
FALSACAPPA.
Une, deux, trois, ça y est. (iis mettent les restes.) Maintenant, le tablier.
Il met le tablier.
FR AGOLETTO, qui a mis aussi le tablier.
Le tablier, c’est fait.
PIÉTRO, essayant île mettre le sien.
Moi, je n’y suis pas encore...
. Il passe près de Fragolatto.
FR AGOLETTO*, loi attachant son tablier.
On va vous aider, bon Piétro.
FALSACAPPA.
Le bonnet de coton, maintenant, et tâchons d'aller bien ensemble pour le bonnet de coton... une, deux, troi9.
FRACOLETTO et PIÉTRO.
Ça y est. »
Ils mettent lettre bonnets eu même temps, mais Piétro enfonce le sien jusqu'au menton.
FRAGOLETTO, riant.
Là!... il étouffe!...
Il le dégage.
Eh bien! mais cela ne nous va pas trop mal, il me semble.
11 remonte en se carrant.
PIÉTRO, le suivant.
Toi, ça ne te change pas.
Us redescendent, Folsac&ppa au milieu.
FALSACAPPA **.
Comment, ça ne me...
PIÉTRO
Mais non, tu as toujours l’air d’un chef.
FALSACAPPA.
D’un chef!... Ah! chef !... très- bien! tu joues sur le double sens du mot.
PIÉTRO
Justement, chef de voleurs.
FALSACAPPA.
Et chef de cuisine.
* Frag., Pié., Fais.
*' Pié., Fais., Frag.
FR AGOLETTO.
Nous avons encore chef d’une nombreuse famille.
FALSACAPPA.
Et chef-lieu d’arrondissement.
PIÉTRO
Il y a aussi chef-vrefeuille.
FALSACAPPA.
Mais laissons cela. Savez-vous que nous avons tout à fait bon air sous ce costume, et qu’il est fâcheux que quelque voyageur ne profite pas du moment pour venir nous demander à déjeuner.
FR AGOLETTO*, riant.
C’est ça qui serait amusant!
PIÉTRO
En voilà un qui pourrait se vanter d’être bien reçu ! FALSACAPPA.
Si bien reçu, qu’après être venu ici, il lui serait tout à fait impossible d’aller autre part.
Peadaut les trois dernières répliques, ils ont carossé la crosse des pistolets et les poignards qu’ils ont gardés à leur ceinture avec les costumes de marmiton.
PIÉTRO
Nous prendrions un air si engageant!...
\ FRAGOLETTO.
Nous l’appellerions avec une voix si douce!...
FALSACAPPA.
Nous lui dirions si gentiment...