REPRISE DU REFRAIN
Pan ! pan ! pan 1 pan !
L« prince, ta marquise et la duchesse vont s'asseoir sur les sièges préparés à gauche , Je prioce entre les femmes ; les autres dames viennent se grouper derrière. — Les pages se placent à droite.
LA DUCHESSE, souriant.
Je repasserai dans huit jours.
la marquise.
Il eût été plus sage encore de supprimer ces huit jours d’intervalle et de ne pas vous marier.
LA DUCHESSE
A quoi bon se marier quand on est jeune, quand on est gentil, quand on est prince?..
LA MARQUISE
Quand on peut nous aimer toutes...
LA DUCHESSE
Et être aimé par nous toutes !..
LE PRINCE
Je sais bien, mais la raison d’État... vous ne tenez pas compte de la raison d'État.
LA MARQUISE
Qu’est-ce que cela nous fait à nous, la raison d'État? nous ne savons qu’une chose, c’est que nous allons vous perdre.
TOUTES, gémissant*
Hélas! hélas!
LE PRINCE
Allons, allons, ne pleurez pas... on tâchera de vous consoler... (Se lerant, à un page.) Qu’on cherche mon caissier, et qu’on lui dise que je veux lui parler.
Le page sort par le fond à droite.
LES FEMMES, avec empressement.
Le caissier I
Le Prince se rassied.
LA DUCHESSE
Et est-elle jolie, au moins, notre future souveraine?..
LE PRINCE
Pas mal, pas mal !.. (n tira an portrait d« u poeh») mais elle a un défaut qui est de rappeler une personne beaucoup plus jolie
qu’elle... (Regardant le portrait et le lenr montrant.) Il y a trois jours, dans la montagne... je me suis trouvé en face d’une jeune fille qui avait les mêmes traits, mais qui était bien autrement vive, hien autrement originale !..
Le page rentre.
LA MARQUISE
Où est-elle... cette jeune fille!
LE PRINCE
Où elle est? je n’en sais rien... mais j’ai donné des ordres et j’espère bien qu’on me la retrouvera !. .
Le caiwier entre par le fond A droite, il porte un grand lirre de caiite.