‹ Les brigands [Texto impreso]Chapitre 71 sur 87 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE CAISSIER, Seigneurs f.t Dames, Pages, pm. LE DUC DK MANTOUE, LA MARQUISE, LA DUCHESSE, ensuit® FALSAC APPA, FIORELLA, FRAGOLETTO, PIÉTRO, DOMINO, CARMAGNOLA, BARBAVANO, ZERLINA, FIAMETTA, CICINELLA, BIANCA.

CHŒUR

Voici venir la princesse et son page ;

Elle s’avance avec fierte,

Sûre qu’elle est d’obtenir notre hommage Par sa grâce et par sa beauté !

Le duc de Mamoue entre per te droite, le duchesse et la marquise par le fond. LE PRINCE, allant au caissier*.

Vous avez les fonds?

LE CAISSIER

Je crois bien que je les ai les fonds...

Le prince ra s'asseoir sur le fantenil de droite qui a été avancé par les pages. — La marquise et la duchesse s'asseoient A sa droite et le caissier S sa gauche.

UN HUISSIER **, annonçant du fond.

L’ambassade de Grenade !

LE PRINCE

C’est bien, faites entrer.

REPRISE DU CHŒUR Voici venir, etc., etc.

Entrée de l'ambassade. — Ce sont les brigands qui ont rsconstitué toute l’ambassade de Grenade. — Ils sont un peu mieux habillés qu’au second acte, mais il faut qn’ila aient toujours un dréle d’air. — Valsacappa est devenu Gloria-Cassis, Piétro, le précepteur, Eiorella est en princesse de Grenade, Fragoletto en petit page de la princesse; — les autres brigands sont en Seigneurs Espagnols... un peu singulièrement accoutrés. «— Les quatre femmes en dames d'honneur. — L’entiée se fait dans l'ordre suivant : D'abord les quatre femmes, puis Carmagnole, Domino et Barbavano ; ensuite Piétro, et en tin Falsscappa, Eiorella et Fragoletto. — Tous, en entrant, saluent le Prince.

* Le Caiss., le Prie. , la Marq., la Ducli.

" l a Marq. la Duch.,, lo Prin., le Caiss.

LE PRINCE *, reconnaissant Fiorells.

C’est elle !

Le* Dames et 1e caissier se lèvent aussi.

FIORELLA, reconnaissant le princo, à part.

C’est loi 1

PRAGOLKTTO, surpris, à Fiorella.

Ce cri, ce cri, ce double cri !

Que veut dire ce double cri?

LES BRIGANDS, à part.

Ah ! la bonne aubaine !

L’affaire est certaine !

Nous pourrons sans peine,

Les dévaliser ;

Et puis, sans scandale,

Faire notre malle Raides comme balle Et nous la briser !...

LES GENS DE LA COUR, regardant les brigands, à part.

Ah ! quelle ambassade !

C’est une parade,

. U ne mascarade !

Ils ont un bon chic!

Vient-il de Castille Ou de la Courtille,

Ce joli quadrille,

Pour un bal public ?

LE PRINCE, regardant Fiorèlla, à p*rt.

Ah! la bergerette,

A qui sur l’herbette,

J'ai conté fleurette...

Pardieu la voici !...

LES BRIGANDS. LES ITALIENS

Ah Ma bonne aubaine ! Ah ! quelle ambassade !

LE PRINCE, à part.

Mais cette jeunesse,

Par quel tour d’adresse.

Est-elle princesse,

Au jour d’aujourd’hui?

* Fî*m,, Tari., Bian., Ci ri., Car., Dorai., Bar., Tié., Fais., Fior., Frag., la Pria. I« C»is«., la M*rq., la Duch.

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