‹ Les brodeuses de la reine, comédie-vaudeville en un acteChapitre 12 sur 49 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ISABELLE

Oui, quand je serai mariée; il sera bien temps.

IIÉLOISE.

Et dire que c'est moi qui suis cause de vos malheurs, pauvre petite !

ISABELLE

Vous?

Marie écoute plus attentivement.

héloise, souriant.

Certainement, j'aurais dû épouser M. deBelIe-Chasse;

ne fût-ce que pour vous en débarrasser... (Changeant

de ton.) Sérieusement, Isabelle, je crois que j'ai eu tort

de ne pas l'épouser.

ISABELLE

Vous l'aimez, je parie?

IIÉLOISE.

Fi donc ! Mais, eomme je n'aime personne bien positivement, que ma famille est aussi pauvre que noble, J'aurais dû un peu moins penser aux ridicules de M. de Belle-Chasse, et un peu plus à son crédit... Oui, mon frère aurait aujourd'hui une compagnie; ma sœur aînée serait abbesse de Chelles ou d'Angerville, et moi qui suis un peu évaporée, je me trouverais presque

heureuse.

Isabelle, vivement.

Voulez-vous que je lui dise que vous le regrettez?

HÉLOISE

Gardez-vous-en bien, je vous démentirais.

ISABELLE

Mais c'est de l'entêment alors, et vous voulez donc notre malheur à toutes les deux... (Avec colère.) Eh bien ! vous serez contente ; dès ce moment je renonce à Gaston.

1C LES BRODEUSES, El

marik, à part.

Diable !

ISABELLE

Je n'hésite plus, et j<- \ larer à W^ Pénélope

que je scnii If et heuwtt d*épOOM ML de Belle- Chasse.

IIÉLOISE.

Isabelle !...

marie, à part.

Pauvre enfant ! elle i itpèrt... que faire pour la

consoler, lui rendre un peu décourage? Livrer mon tecret à la discrétion de tou . Impos-

sible, j'ai déjà bien de 1j ptnie | l.girlr tout seul... pourtant, je voudrais la rassurer... unis le moyen?... oli ! je le trouverai.

iij'.loise, à Isabelle.

Voyons, folle, remettez-vous ; voici la sévère | lope.

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