SCENE V
BEAUCANARD, MARIE.
marie, à part.
Elles sont toutes parties. ..{Allant frapper sur V épaule de Beaucanard.) Eh bien ! mon vieux , qu'avez-vous à dire à la timide Marie?
BEAUCANARD.
Silence, M. le chevalier, les murs ont des oreilles...
11 va yoir au fond.
LE CHEVALIER
Je suis sûr que tu m'as trouvée charmante?
BEAUCANARD.
Charmante ou charmant, à voire choix j mais la question n'est pas là.
LE CHEVALIER
Où est-elle?
BEAUCANARD.
D'abord, permettez-moi de vous l'avouer, j'ai des remords...
LE CHEVALIER
Des remords ?
20 LES DKODEUSES, ETC.
BEAL'CANARi).
Avoir présente ici un jeune cavalier de dix-bail ins comme brodeuse de la reine !...
LE CHEVALIER
Puisque je te le demandais, et que tu m'as vu nai'
BEAICANARD.
C'est vrai.
LE CHEVALIER
Que tu m'as fait m'a première bouillie... Dieu ! qu'elle était boirne!
BEAUCANARD.
Vous avez beaucoup de mémoire, M. le chevalier; mais laqueslion n'est pas là... Pourquoi avez-vou- | la robe légère et les manières d'une jeune fille?
LE CHEVALIER
Te souviens-tu de Gaston ?
BEAL'CANARD.
M. Gaston de Reuilly?
LE CHEVALIER
Mon compagnon le plus cher, mon ami le plusfidèh » aussi mauvaise tête que moi, malgré son âge raisonnable, vingt-un ans !
BEAUCANARD.
Si je m*en souviens! un brave jeune homme qu. peine enseigne au régiment de la reine, a eu le bonheur de sauver la vie à M. le maréchal.
LE CHEVALIER
Oui, à mon aïeul, mon soutien, mon protecteur, mon Dieu sur la terre; je ne l'oublierai jamais, surtout aujourd'hui que Gaston est malheureux!
Air du Gant et l'Eventail.
Mon noble aïeul lui dit : De ton courage Ainsi que moi le ciel se souviendra,