‹ Les burgravesChapitre 36 sur 83 · DEUXIÈME PARTIE. — LE MENDIANT · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LE MENDIANT

Et la Basse-Lorraine aux comtes de Louvain. Plus d'ordre teutonique. Il ne reste à Gauvain Que vingt-huit chevaliers et cent valets de guerre. Cependant le danois menace; l'Angleterre Agite gibelins et guelfes ; le lorrain Trahit; le Brabant gronde; un feu couve à Turin; Philippe-Auguste est fort; Gônes veut une somme; L'interdit pend toujours ; le saint-père dans Rome Rêve, assis dans sa chaire, incertain et hautain; Et pas de chef, grand Dieu! devant un tel destin 1 Les électeur s épars, creusant chacun leur plaie, Chacun de leur côté, couronnent qui les paie; Et, comme un patient qui, sanglant, déchiré, Meurt, par quatre chevaux lentement démembré, D'Anvers à Ratisbonne, et de Lubeclc à Spire, Font par quatre empereurs écarteler l'empire 1 Allemagne I Allemagne! Allemagne! Ilélasl...

Sa tête tombe sur sa poitrine; il sort à pas lents par le fond. Oibert, qui est entré depuis quelques instants, le suit des yeux. Le mendiant s'enfonce sous les arcades de la galerie.

Tout à coup le visage d'Oiberi s'éclaire d'une expression de joie et de surprise Régina apparaît, du côté opposé à celui par lequel le mendiant est sorti; Bégiiia radieuse de boniieur et de sauté

Page 1