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DEUXIÈME PARTIE

LE MENDIANT

GUANH U M ARA.

Une trace de sang, qui sur le mur descend D'une fenêtre au bord du torrent.

OTBERT, avec horreur.

C'est du sangl

Tu le vois, le sang tache et brûle.

GUANHUMARA

Le sang lave

Et désaltère.

OTBERT.

Allons! ordonne à ton esclave.

Qui trouverai-je au lieu marqué?

GUANHUMARA

Tu trouveras

Un homme masqué, — seul.

OTBERT,

Après!

GUANHUMARA

Tu le suivras.

OTB E RT.

C'est dit. .

Guanhumara saisit vivement le poignard qu'Otbert porte à sa ceinture, le tire du fourreau et ûxe sur la lame un regard terrible, puis ses yeux se relèvent vers le cieL

GUANHUMARA

0 vastes cieux! ô profondeurs sacrées!

Morne sérénité des voûtes azurées!

0 nuit, dont la tristesse a tant de majesté! Toi qu'en mon long exil je n'ai jamais quitté Vieil anneau de ma chaîne, ô compagnon fidèle! Je vous prends à témoin; — et vous, murs, citadelle, Chênes qui versez Tombre aux pas du voyageur,

Vous m'entendez, — je voue à ce couteau vengeur

Fosco, baron des bois, des rochers et des plaines,

Sombre comme toi, nuit, vieux comme vous, grands chênecJ

OTBERT.

Qu'est-ce que ce Fosco?

GUANHUMARA

Celui qui doit mourir.

De ta main.

Elle lui reud le poignard.

A ce soir.

Elle sort par la galerie du fond sans voir Job ei lu gina, qui eiurciit du côié opposé. OTBERT, seuL

Cielî

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