SCÈNE m
M"-^ GAVET, ERNESTINE.
M™'' GAVET.
Ah I mon Dieu ! heureusement qu'il ne faut plus qu'une séance, n'est-ce pas, Erncsiine? car deux femmes seules, dans un lieu public... cela a l'air si drôle !...
EIINESTINE.
Et pour qui me prends-tu? Ne suis-je i)as un joli cavalier? Après tout , ce que j'en ai fait , moi , c'est pour toi , pour te servir de protecteur , de porte-respect. Aurais-tu mieux aimé que je vinsse dire au restaurateur: « Monsieur , M"><' Gavel, qtie )>je vous présente, est la femme d'un original, » qu'elle aime cependant , et à qui, pour sa fête, ))elle veut faire présent de son portrait. Moi, je » suis artisie et de plus amie de iM""^ Gavct. Impos- » siblc de faire poser M""' Gavet chez elle, ce qui » eût éveillé les soupçons de l'original dont je vous » parle, nous avons donc décidé d'un commun ac- » cord que nous travaillerions dans im de vos ca- ))binets particuliers.»
SI""' GAVET.
Tu diras tout ce que tu voudras, la première fois , l'originalité du fait , ton déguisement , le plaisir même de la peur m'avaient fait passer par-dessus tout le reste ; la seconde fois, j'étais déjà moins hardie; aujourd'hui, je tremble!
ERNESTINE
Mais pourquoi ?
S|n>« GAVET.
Parce que... mon mari est bon... mais...