‹ Les cabinets particuliersChapitre 8 sur 31 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes , MORIN.

MORlN.

Voilà, monsieur!... Que vous faut-il pour déjeuner?

GAVET, s'éloignanl avec humeur.

Il s'agit bien de déjeuner.

MORIN, à part.

Comment! eux aussi! ..

Air : Ces postillons sont d'une maladresse 1 Ah ça mais, deviens-je imbécile?

Il m' senibl' que tous ces visiteurs S' réuniss'nt dans mon domicile Pour aller déjeuner ailleurs.

Que suis-je donc aux yeux de ces farceurs? C'est absurde et c'est téméraire :

Ils prenn'nt ma maison (quel abus! ) Pour un cabinet littéraire Ou pour un omnibus.

(Pendant ce couplet, Gavcl fort animé cherche à persuader son oncle dont le sang-froid l'irrite encore plus.)

DéGnitivemcnt, messieurs, que demandez-vous?

GAVET.

N'est-il pas \ enu ici une jeune femme ?

M™" GAVET , à Ernesline.

Je tremble comme la feuille.

ERNESTINE

Ne crains rien , je prends tout sur moi. LEFÉBURE, ù Morin.

TTnc jeune femme qui a les yeux bleus, et un schal idem , i liapeau rose , et le teint de la même nuance; figure chiffonnée , et une robe...

MORIN

Oui ! monsiem-, avec un jeune homme très bien frisé, et que je .soupçonne fort d'être premier ou second clerc. . chez im coiffeur.

GAVET , à Morin.

Oii .sonl-ils?

Monix.

Monsieur! mon établissement est si vaste!... et je ne sais si je dois... un restaurateur doit être discret.

GAVET , à demi-voix à Lefébure.

Mon oncle, je vais faire un coup scandaleux.

LEFÉBCRE . à part.

Je suis extrêmement fâché d'être venu avec Gavet... je voudrais m'en aller.

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