INTRODUCTION XI
nous bien représenter l’état des mœurs et des esprits au commencement du xv° siècle.
Christine de Pisan, /e Livre de Paix. Bibl. Nat. Fonds franc. 1182. ;
Chronique anonyme. Bibl. Nat. Fonds franc. 5.739.
J. Courte-Cuisse, Sermons. Bibl, Nat. Fonds latin, 3.546.
Jouvenel des Ursins, 7raité du chancelier, Bibl. Nat. Fonds franc. 2.701.
J. Legrand, le Livre de bonnes mœurs. Bibl. Nat. Fonds franc, 1.182.
Perceval de Cagny, Chronique d'Alençon. Bibl. Nat; col. Duchesne, 48.
Enfin citons deux manuscrits de l’Ordonnance cabochienne Bibl. Nat. Fonds franc. 5.273, et Dupuy, 231.
Doit-on croire, à la seule vue de ces chiffres, que les documents inédits mis à profit dans les pages qui vont suivre, ont entièrement renouvelé l’histoire des Cabochiens? Ce serait un jugement téméraire. Le fond de ce curieux épisode du xv° siècle reste le même. Mais en histoire il ne s’agit pas seulement, pour faire œuvre utile, de renverser complètement sur un sujet donné les idées reçues jusqu'alors. Ce n'est point perdre son temps et sa peine que de chercher à pénétrer plus profondément dans la connaissance exacte d’une époque ou de préciser avec plus de rigueur les détails de quelque grand événement de la vie nationale, Tel à été notre unique but. Nous nous sommes efforcé, dans une longue étude de l’état de la France sous Charles VI, de montrer le milieu où s’est produite la réforme de 1413, afin de mieux mettre en relief les causes qui l’ont déterminée. Puis le récit a été repris dans tous les détours, malgré les pages célèbres de Michelet et de Barante, parce qu'il méritait vraiment une plus grande précision. Ces historiens, dont le talent est resté toujours jeune et toujours séduisant, ont donné à leur narration la vivacité, la couleur, le charme, nous avons seulement essayé de compléter leurs recherches. Quant à l’Ordonnance, le commentaire auquel elle a donné lieu devait être fort long, puisqu’elle-même est très longue. Il aurait pu être beaucoup réduit, si les institutions de la monarchie française aux xive et xv° siècles avaient jusqu'ici occupé davantage les his-