Le Narrateur, du 18 juin 1808, t. VII, p
LES CACHETS DE NASIEM. 2i
Nous avons eu jusqu’à présent les renseigne-^ ments publiés par Denis, dans son Narrateur^ à mesure qu’il les recueillait. Un travail inédit de Denis sur les antiquités de Nasium va nous permettre de préciser davantage ; dans ce manuscrit, dont la partie principale a été rédigée en 1818, le zélé archéologue consacre un chapitre aux cachets de Naix et à la trouvaille du 19 septembre 1807. Voici comment il s’exprime au sujet de cette dernière :
« Le propriétaire-rédacteur du Narrateur de la « Meuse, ayant appris qu’on avait trouvéàNasium, « le 19 septembre 1807, plusieurs pierres dures, « polies et luisantes, d’un gris verdâtre et, pour c( diverses dimensions, toutes cependant de l’épais- « seur de deux centimètres et demi et offrant des € inscriptions, fit des démarches pour se les pro- « curer; mais, ayant été devancé par d’autres € curieux, il ne put alors obtenir que la descrip- « tion d’une et la possession d’une seconde de ces « tablettes... M. Haüy, minéralogiste, consulté par « M. Tôchon, jugea que [la pierre de ces tablettes] « est une espèce de stéatite. Sur une des tranches, « sur plusieurs ou bien sur toutes, se voient des « inscriptions allant de la droite à la gauche de la « personne qui la tient à la main. Les lettres en « creux sont retournées comme celles des impri- « meries et fort lisibles.
a Nous connaissons à présent huit de ces tablettes
« et vingt- deux inscriptions , toutes à deux « lignes ^ »
Nous voilà donc complètement fixés sur le nombre des cachets provenant de Naix. En 1818, Denis en connaissait huit, et, quelque soin qu’il mette à recueillir tout ce qui concernait l’antique Nasium, en aucun endroit il ne dit que la trouvaille de 1 807 en a fourni un plus grand nombre dont quelques-uns auraient échappé à ses recherches.
Je crois donc que, s’en tenant aux documents contemporains, il faut écarter le nombre 14 indiqué par Grivaud de la Vincelle. Il n’est certainement pas exact non plus que les cachets aient été trouvés seuls, empilés les uns sur les autres, sous une voûte effondrée par accident. On les rencontra dans une fouille^ avec des vases entiers ou brisés et en assez grand nombre pour que Denis ait cru que c’était sur l’emplacement d’une ancienne poterie, aidé dans cette opinion par l’erreur où il était que ces cachets servaient aux potiers pour estampiller les vases destinés à contenir des collyres ^ .