II. Bbrne
Le canton de Berne possédait, vers la fin de 1825,
à la connaissance de M. Bernouîlli, neuf Caisses d^épargne, sur lesquelles il donne des renseignements jpeu complets. Il ne parle pas de la Caisse pour Tarrondissement de Berne ( Einvohner-Espamiss-Kasse des. Amtsbezirks Bera ). En supposant qu'elle fût égale à celle des bourgeois^ qu^elle eôt alors environ 200000 L. , ce qui est assez vraisemblable, et que ta Caisse des domestiques eût alors 500,000 L, de dépôts, les Caisses d'épargne de tout le canton auraient compris à celte époque environ 993,496 L. S., disons 993,000. Les trois Caisses ayant leur siège à Berne en auraieiH compris, à elles seules, 906,000.
A la fin de 1835 (*) , il y avait dans tout le cantoir au moins 20 Caisses d'épargne différentes. Les préfectures ( Amtzbezirk ) indiquées comme n'en possédant pas sont celles de : Aarberg, Buren, Dellemont, Fraubrunnen, Freibergen , Interiacken, Munster, Pôrentrui, Saanen , Haut et Bas Simmenthal. Le tableau original laisse dans le doute si Oberhasii , Frutîgen ei Nidau ont des Caisses d'épargne sans avoir transmis de renseignements, ou n'en ont pas. Pour Nidau, le
(1) Le tableau transmis par le gouvernement ne dit pas à quelle époque prdcise les chiffres ont dtd relevés. 11 ne m^est parvenu. quVn i857,ei porte le titre : État desCaisses d*épargne pour 1836; mais en comparant avec les comptes-rendus imprimés de queU ques-uns des établissements , il m*a paru que cVtait plutôt Tétat k la fin de 18S5 ou au commencement de 1856.
Digiti
premier cas est plus probable, car M. BernouîHi parle d^une Caisse qui existait^ en 1825^ dans cette ville, et qui avait alors 5000 L. S. de dépôts. On ne voit pas sans regret, dans la liste des localités dépourvues de Caisses d^épargne un endroit tel que Inlerlacken , où Targent afflue pendant une partie de Tannée , et où il serait bien à désirer que des moyens d'économie fussent à la portée de tous les habitants. Autant quil est permis d'en juger par des voyages rapides, Pesprit de prévoyance m'a semblé peu développé dans les environs d'Interlacken et surtout dans le Hasli. Une population pauvre paraît s'y multiplier comme en Irlande. On voit au contraire avec plaisir trois Caisses d'épargne florissantes dans la ville et le district de Berne , deux dans ceux de Berthoud et de Courlelary, trois dans l'Emmenthal. Dans ces localités les villes ou communes ont institué , pour leui*s bourgeois , des Caisses d'épargne particulières, et il s'est établi en ou* tre des Caisses ouvertes à tous les habitants de l'arrondissement.
Les trois Caisses d'épargne ouvertes aux bourgeois et habitants de la ville et du district de Berne , se sont élevées en dix ans de 906,000 L. à 1 ,31 {^713 L. ; accroissement = 100 : 145, seulement, à cause de leur ancienneté. Les Caisses de tout le canton ont augmenté, quant aux sommes = 100 : 215 parce que plusieurs
soDl récentes. Le Dombre djes déposaïUs en 18SS. a'esi pas cojinu.
m. LUCERNE.
La proporiion des déposants, 1 sur 77 habitants^ Qt celle des sommes déposées, i L. 4^ r< par tête, sont assez faibles. Il est à regretter qae des villes telles que Sempaçh, Sursée et WUlîsau, n'aient pas encore de Caisse d^épargne.
Relativement à la ville de Lucerne , dont la population est de 7000 âmes environ , la proportion des déposants est de 1 sur 3 (labitanls, et celle des sommes de 79 L. S. ; mais il n'est pas douteux que les habitants du voisinage prennent part aux avantages de la Caisse d^épargne.