NOMBRE OUVRIERS
Hommes Enfants Hommes Femmes Rapport au nombre total des ouvriers Te
On voit que le rapport des ouvriers participant aux caisses de secours au nombre total des ouvriers est de 98, 1 0/0, chiffre très voisin de 100 pour 100, mais en différant pour deux causes : d’abord dans les départements où l'extraction du charbon est peu active, où les mines ne comptent qu'un fort petit nombre d’ouvriers, où, par conséquent, l’organisation de sociétés mutuelles est difficile, il s’abaisse en moyenne à 81 0/0; d'autre part, les journaliers peuvent être exceptés de la participation à la caisse de secours, et parfois on exige un stage préalablement à l'admission dans la Société. Il est donc naturel que, dans une mine, le nombre moyen des participants demeure légèrement inférieur à l'effectif des travailleurs. On ne compte guère que 2.000 personnes attachées à des exploitations houillères dépourvues de semblables institutions. Le
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nombre de ces derniers charbonnages est de 103 et peut sembler assez élevé comparativement au total des houillères en exploitation qui est de 308; mais il convient de remarquer que leur personnel ne dépasse pas 10 0/0 des ouvriers, soit 10 par mine seulement. La classification adoptée, dans le rapport de M. Keller, pour présenter les résultats numériques, se rapproche de celle que nous avons suivie, avec une sous-distinction de plus qui pouvait être négligée dans une théorie générale ; simplement indiquée plus haut, elle apparaît ici avec justesse. Les mines ont été divisées en trois catégories suivant qu’elles sont pourvues de caisses : 1° alimentées par des retenues sur les salaires des mineurs, et par des subventions proportionnelles des exploitants ; 2° alimentées par des retenues sur les salaires des mineurs, sans que les subventions des exploitants soient réglées; 30 alimentées exclusivement par les exploitants, sans aucune retenue sur les salaires. À ces trois catégories correspondent, dans le rapport, trois tableaux, que nous résumons en un seul.