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Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]

an y a quelques mois seulement, à l’époque où fut commencé notre travail Mr cette partie de l'Amérique, la haute Californie n’avait en réalité d'autre ] Éputation que celle qui s’attachait aux efforts des anciens missionnaires , et M territoire contesté, mais désert, de l’Orégon n'occupait guère que les géo- ÆMaphes : tout à coup une découverte inattendue faite dans le lit d’unefleuve, bat le nom était encore plus obscur que celui de la contrée où il prend nais- Mince, une appréciation politique plus judicieuse de ces régions, qui vont Mut-être voir changer à leur profit le siége du commerce avec la Chine, l’im- Mrtance elle-même que les États-Unis ont attachée à leur nouvelle posses- Mon, plusieurs circonstances réunies en un mot ont contribué à donner à cette Partie du Nouveau Monde une célébrité qu’un voyageur avait osé lui prédire lors que l’on ignorait le prodigieux accroissement de ses richesses métal- Hiques. On comprendra sans peine que si l’histoire de ces régions, longtemps mette pour l’Europe, a prisspontanément un intérêt inattendu, ‘: n’en a pas Moins fallu mettre beaucoup de circonspection dans la manière dont on ac- @ptait des faits qui tenaient du merveilleux, et plus deréserve encore dans les gônséquences qu’on pouvait en déduire. Avant tout, cette grande Collection pst une œuvre sérieuse, et nous ne prétendions pas accepter sans garantie & s nouvelles qu’il eût fallu combattre. Il est résulté nécessairement de cette Mi que nous nous imposions à nous-même, moins d’homogénéité dans la Mrration. Le Rio del Sacramento, par exemple, n’a été décrit qu’à propos 4 bel établissement de la Bodega, possédé par les Russes dans le voisinage Aù la baie de San-Francisco, et il n’a pu être définitivement question du lava e des sables aurifères de ce fleuve que dans l’appendice, la sanction don- Û k à tant de récits extraordinaires par le message du président James Polk n Enous étant parvenue que dans ces derniers temps. Mais, nous ne craignons ' 0 int de le dire, quelque riches que puissent être les sables aurifères de la Qute Californie, et en supposant même qu’il n’y ait nulle exagération dans M paroles de l'honorable M. Mason, qui a affirmé qu’on y trouvera des valetrs métalliques suffisantes pour payer quarante fois les frais nécessités par laiguerre avec le Mexique, l’opulence durable que doit acquérir ce beau pays sera due , selon nous, dans l'avenir à une autre cause ; elle sera due aux Mantages sigoalés naguère par un voyageur dont on a pu voir se ‘réaliser pur la plupart les prévisions. Il n’y a pas cinq ans, M. Duflot de Mofras

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