‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 114 sur 128 · MARQUISE DE SAINT- MARC · texte numérisé non relu

MARQUISE DE SAINT- MARC

Il aurait fallu reproduire sa char- mante image il y a quelques années, alors qu'elle offrait le mélange curieux et contrasté d'une très-grande dame et d'une piquante beauté brune. Sur son front si beau, on croyait voir passer les pensées. Ses yeux noirs, spirituels et bons comme des yeux qui ont tout vu et qui ne se sont lassés de rien, étaient d'une mobilité étrange qui ne fatiguait

pas, tant les regards avaient de douceur, et le visage doré, couleur d'ambre, le nez petit, mutin, gracieux, la bouche d'un beau rouge, creusée aux extrémités de petites fossettes, le petit menton d'un ferme et joli dessin, étaient divinement aimables. Deux lourdes nattes noires encadraient alors cette chaude et lumineuse pâleur. Plus tard, la comtesse Dash portait deux grosses touffes poudrées, et ses joues dont la coloration s'était modifiée et adoucie, apparaissaient roses dans cette neige. Avec ses jolies petites dents qu'elle avait gardées, elle a été une des rares femmes dont la vieillesse s'éclaire de la tranquille et heureuse lumière d'un beau

sourire.

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