‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 28 sur 128 · MADAME VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

MADAME VICTOR HUGO

Belle comme la muse même du Romantisme, il semblait que son front grand et un peu bombé, que ses yeux si ouverts, si enflammés, si brillants sous des sourcils en arc, que son nez d'une coupe aquiline, droit pourtant, mais séparé du front par un creux décidé, que sa bouche fière, noble, vivante et souriante, et calme, que son menton où la plus belle rondeur n'exclut pas une majesté imposante, que ses joues larges aux plans superbes, que son col magnifique, impérieux, que sa

hautaine chevelure noire frisée en boucles droites, que tout cet ensemble de traits robuste, caressant et d'une incroyable richesse de vie, fût l'exacte image de la poésie lumineuse, enchanteresse, mais, avant tout, guerrière et victorieuse du jeune maître qui sur les premiers exemplaires de Hem a ni signait implacablement Hierro.

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