‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 43 sur 128 · FANFAN BENOITON · texte numérisé non relu

FANFAN BENOITON

Bien moins jeune que le précédent, mais d'une nature infiniment plus compliquée. Regardez son grand front à la Hugo, ses yeux pensifs noyés d'ombre , ce nez aristocratique d'un Lauzun ou d'un Richelieu, ces petites joues roses, fermes, rebondies, cette bouche bien arrêtée que l'esprit et l'ironie enflamment déjà, cette chevelure à la mode amoureuse du dix-huitième siècle, qui s'arrange comme dans

un portrait de Latour, avec les grandes boucles tombantes ! Je crois que Fanfan Benoiton qui a, chère adorable fillette !

l'innocence d'un lys et d'une colombe, pourrait apprendre beaucoup de choses à M. Renan, car un enfant vraiment parisien respire avec l'air une science infinie, variée et profonde, qu'un savant enterré dans les livres n'a pas toujours, même en revenant d'Antioche !

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