‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 84 sur 128 · RUE DE BEA UNE · texte numérisé non relu

RUE DE BEA UNE

MDCCGLXXIII

PREMIÈRE DOUZAINE

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^Mesdames,

yfw 'artiste, de nouveau, se recommande à vous, en vous apportant d'autres portraits encore, ciselés par lui dans le coquillage aux tendres nuances de chair et dans la pierre dure aux couleurs superbes.

Le premier que vous verrez cette fois porte sans doute la trace des larmes de l'ouvrier, car c'est l'image dun grand homme qu'il aimait fraternellement, et dont la vie ici-bas fut

une lutte, une agonie et un martyre.

O misère! il est mort immobile et muet; la Douleur avait terni son regard de héros; elle éteignait déjà son visage rayonnant de force et de joie, et il est tombé vaincu, faible, mais triomphant aussi, car déjà se reflétait dans ses vives prunelles V aurore des sphères mystérieuses, où maintenant, voyant et libre, il s'enivre des parfums aimés et perçoit par des sens nouveaux la tran quille gloire de la Beauté et la silencieuse musique des astres !

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