‹ Les Camées ParisiensChapitre 5 sur 54 · MARIE ROZE · texte numérisé non relu

MARIE ROZE

Non-seulement ce joli et sérieux petit visage au beau front, aux yeut vifs, aux regards d'enfant, à la bouche pensive, est couronné d'un gracieux fouillis de cheveux blonds, mais les traits eux-mêmes et le col élégant et fin sont d'une harmonie blonde. Sous les costumes de théâtre, on devine un corps d'une beauté riche quoique si mince et flexible, et voilà bien la nymphe grecque des poètes, à qui on vou-

drait un de ces noms : Hymnis, Mélitta, Eudore, Myrtium, plein des murmures et des lumineux frissons de l'Ilyssos, si, malgré le Z, son nom de Marie Roze ne la peignait si bien, car, en la voyant, on songe à la chair rosée d'une églantine ou à ce titre de Musset, plus divin que les titres de toutes les odes qui existent : Sur trois marches de marbre rose!

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