‹ Les caméléonsChapitre 26 sur 29 · SCÈNE XXVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVI

LES MÊMES j EXCEPTÉ DORSAN.

MAD. GUILLEMAIi\.

Ah! mon Dieu! quel homme abominable!

PRUDENT

Quelle morale !

EMILIE

Cela fait mal.

SOUPLET.

Quelle ingratitude ! un homme qui dînoit ici tous les; jours.

TROTTENVILLE.

Monseigneur , permettez-moi d'être l'interprète de la joie que nous éprouvions , même avant votre arrivée. Si nous étions aussi gais, c'est que nous venions d'apprendre que vous n'étiez pas disgracié , et dans notre ivresse

PRUDENT

Le souvenir de madame votre tante altéroit seul ma joie. Aussi n'ai je pas voulu quitter mon deuil.

LE COMTE

C'en est assez , Messieurs. Vous avez donné dans tous les piè£;es que vous a tendus mon secrétaite. 11 a voulu m'éciairer sur votre compte , j'en sais plus que je n'en voulois savoir. INe reparoissez plus devant mes yeux et renoncez à des emplois que le mérite modeste a seul le droit d'obtenir.

EUGENE

Une autre fois méfiez-vous des disgrâces et surtout des grand'tantes.

ANGÉLIQUE

Ah ! mon Dieu ! je ne serai pas mariée.

EMILIE , bas à Adolphe.

Le Comte est un ingrat.

CHŒUR DES SOLICITEURS.

AïR : Ah ! tjuel scandale abominable.

Ab î quelle ruse abominable ,

Ah ! quelle horreur ! quel guel-à-pens. Accable-t-on d'un coup semblable De vrais amis , d'iiounêtes gcui.

Ils sortent

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