‹ Les caméléonsChapitre 28 sur 29 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Air : Du, Vaudeville de Sophie.

EUGENE

Voyc» ce rimcur liy|iocrilc Vftu des dépouilles d 'autrui J ,

£t ce conrtisati parasite , iQui ne dîne jamais chez lui ; Ce jeune fat , à qui pour plaire , Tous les moyens paroissent Lons.

La cour , le Parnasse et Cyttère Sont remplis de Caméléons.

LE COMTE

Lliotnme , Lercé par Tespérance , Cédant a ses vagues désirs , Montre en affaire l'inconstance , Qu'il apporte dans ses plaisirs.

Légers enfans de Prométhéc , De couleurs souvent nous changeons :

Et si la fatle a son protée , L'histoire a ses Caméléons.

SOUPLET.

J'ai vu Mole , j'ai vu Préville, De vingt rôles saisir IVsprit.

Ce que nous hlâmons a la ville Chez les acteurs on l'applaudit.

Au gré d'une muse folâtre , On doit changer de traits , de tons.

Mais pourquoi n'est-ce q^a'au théâtre Qu'on voit peu de Caméléons f

MAD. DE S AJNT- AKGE , au public.

Loin de rendre un arrêt sévère.

Vous daignerez juger gaiement Ceux qui , dans l'espoir de vous plaire^ Changent de forme a tous momens.

Ce sera , si le censeur gronde , I>a première fois , j'en réponds, Qu'on n'aura pas vu dans le monde Kéussir les Caméléons.

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