Chodzko, p
i/armée de is ailles
la ville, pour surveiller les habitants hostiles et aider au besoin les Polonais, une demi-brigade ; iM, sortant par la porte d'Alexandrie, le divisionnîiire pousse devant lui deux groupes d'éclaireurs aulrichiens; il traverse la plaine de sable ouverte entre les vieux remparts et un bois d'ormes. Ce bois éiaiit enlevé aux Croates, les Français occupent BorgoSan- Antonio qui garnit, de ses grandes maisons^ li*s deux côtés d'une route aboutissant à CastelSan-Ui<>vanni. Victor parait étonné qu'on le laisse avanci^i' si rapidement sur cette route. 11 marche, sans tirer un coup de fusil, jusqu'à la Trebia, pendant que ses auxiliaires, Rusca et Dombrowski, ayant pivoté et changé de direction à San-Giorgio délia Nura, vont prolonger sa gauche et faire face au sud^
C'est du pont de la Trebia, devant les cassineî4 ik Hocco, qu'on peut voir une partie du champ <le bataille. Au premier plan, le fleuve descend ilt* l'Apennin, en ligne presque droite et ne laisse gutro s'écouler, pendant juin, que quelques minces fih^s d'eau qui vont tomber dans le Pô, à 3 kilomètres de Rocco. Son lit ordinaire, large de 150 mètres, vsi formé d'un gravier blanc onde ; mais le rivage s'ouvre de près de GOi) mètres. Sur la rive gauche, les berges s'affaissent progressivement, sans nul ressaut, ce qui permet à la cavalerie et môme h l'artillerie lourde de les escalader ou de les descendre sans peine. Sur la rive droite, quatre fois sur un ruban de 3 kilomètres, les berges sont taillées à j>n:, hautes de 2°*, 50. Quatorze îles pierreuses tranchent,
l. Arch. Guerre.
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LKS CAMPAf.NKS DE l'OO
dans runiloimité de l'estuaire, en de grises saillies, de Kiviilta jusqu'à Tembouchure.
De la Trebia, une chaussée, aujourd'hui surélevée de 2 mèlres et large de 8, court jusqu'à San- Giovanni, déroule un ruban de 17 kilomètres, qui longe, à droite, un pays couvert, déclive vers le Pô et dans Tctendue duquel s'échelonnent 2 bourgades et 9 hîimeaux^ A gauche de lachaussée, entre la TrL'bia et le Tidon, vers Test, dans la plaine bornée par ces deux fleuves, il y avait, en 1799, 5 bourgades et 1 1 Imineaux, échelonnés en descendant des Apennins vers le Pô^. Alors, on passait la Trebia à gué.
Un lorrain large de 5 kilomètres sépare la Trebia du Tidou. A gauche de la chaussée, c'est une terre sablonneuse, coupée de carrières, de ri1s tracés en zigzags, où qutilques tertres dominant des espaces iaculLes sont couverts de broussailles qui rappellent la lande bretonne. A droite, on trouve une terre argileuse qui laisse s'écoulerdes eauxdans plusieurs fossés H dix petits ruisseaux qui serpentent autour de nombreuses fermesbordéesdejardins, de vignes, de liosqucls LoulTus.
Le litdu Tidon est large de 100 mètres. Lesberges soûtescarpées etd'unehauteurvariantde2à 3mètres, Urdînaî renient, ce fleuve torrentueux charrie de Teau jusqu'au mois d'août; il devient guéable en mai. Borgo-Novo et Sarmalo s'élèvent sur la rive
1. Les bourgades : Santimento et Veratlo. Les hameaux : Batia, CftîendîiM^a, Soî^mrivo, Uaganeila, Cotrebia, San-Giuseppe, Valeria- Puglia. Arenit el Mnlgaga.
2. Les n houT^iidHi : èan-Nicolo, nui fait face sur la rive gauche de la Trebîa à Kor^o San-Anlonio, Campremoldo. Gragnano, Casa- Ji|îpin el r.ajnppeijj«ildo di Sopra. près du Tidon. Les W hameaux : ckriïieln, (iaz^rda. Tuna, Mirabullo, Taveriuigo, Mazzalorta, Mamsgo, MulTolonaj Le iNoce, Centora et Rottefreno.
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gauche. A portée de canon, la plaine monte, de son rivage, vers Castel San-Giovanni, petite ville abritée par des coteaux, d'où la vue s'étend sur plusieurs villages ^
Donc, la Trebia au nord, le Pô àTouest, les Apennins k Test et au sud, forment les limites naturelles du champ de bataille, presque carré, mesurant 12 kilomètres de long et 10 de large'. Sur ce champ de bataille, les Carthaginois d'Annibal furent victorieux, en 218 avant Jésus-Christ, des Romains du consul Sempronius. Le prince Liechtenstein y battit, en 1746, les ennemis de Marie-Thérèse ^. Souvarow y ramassa dans le sang français des lauriers péniblement conquis.
Le 17 juin, Macdonald veut s'emparer du contrefort de TApennin qui s'élève, en ondulations, derrière Castel San-Giovanni. Arrivé là, il pouvait attendre Moreau ou s'enfoncer dans les montagnes pour rejoindre rarméed'Italie. Victor, quia pour mission de détruire ou de disperser la division Ott, renforcée la veille, quitte San- Antonio vers cinq heures du matin. Rusca flanque encore sagauche; et, à la gauche même de Rusca, s'échelonne le corps polonais fort de 3.555 hommes*. Ces 3 corps forment
1. Les villages de Bileno, Breno, qui forme 2 sections, Mottaziana, Rosara, Agazzino, Ponte-Tidone. placé achevai sur la chaussée même, Bosco, Veralto di Sopra et Boscone-Cusane, prés du Pô.
2. Etude du champ de bataille de la Trebia, faite les 6, 1 et 8 août 1899, 8 juin 1900 et 7 avril 1901.
3. Au bout du pont de la Trebia, vers San-Nicolo, une colonne de granit, troncjuée, porte cette inscription : « Maria Ludovica. — Imp. Francis ei J. cacs filia. — Archidux Austria. — Dux Parm. Plae vast. — Trebiae. — Quara Hannibal an V DXXII. — Lichtensteimis an ch. MDCCXXXXVI. — Bello Valories. — Illustrarvunti. — Prinreps Beneficentissima. — Facla Pontis commoditate. — Glo« riam Feliroreum. — Adiunit. — Anno MDCGCXX ».