‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 85 sur 112 · MARCHE DE LA DIVISION DE GAUCHE · texte numérisé non relu

MARCHE DE LA DIVISION DE GAUCHE

Le général Grenier, commandant la division de gauche, parlant de San-Giorgio à la nuit tombante, le... se portera droit pur Palazuolo et Bussolengo. Arrivé à Bussolengo, il se portera avec rapidité sur les hauteurs de Piovezano et de là à Gampoi^a pour passer TAdige sur le pont qui y aura été établi et se réunir au général Delmas sur la rive gauche da lleuve.

Le général Grenier aura tué ou pris tout ce qu'il aura rencontré sur son chemin.

Les généraux Grenier, Sérurier et Delmas sont prévenus qu'ils trouveront à Pasteringo, Palazuolo, Bussolengo, Sandi-a, PJovemno, Gampara et villages situés à droite et à gauehf de la route qu'ils tiennent, quelques troupes ennemies, au nombre de 8 à 10.000 liommes, qu'il faut enlever ou détruiri^ et à qui il faut surtout empêcher la retraite sur Rivoli et le passage de l'Adige. Ces généraux se concerteront enlre eux pour envelopper les troupes ennemies et les détruire.

Les t'mtssaires,dans leurs rapports, prétendent qu'il existe un corps de 5.000 hommes entre Colmasin et Pasteringo ; il sera bon de prendre des renseignements certains sur cet objeL Ces mêmes émissaires, n'ayant pu jusqu'à ce jour assurer positivement s'il y a oui ou non des ponts jetés sur TAdige depuis Vérone jusqu'à Rivoli, il est instant que le géut'ral Grenier s'en assure pendant sa marche, s'en empare de suit© et en donne connaissance aux généraux Delmas et Sérurier, car, s'il y a des ponts, cela éviterait l'embarras et le retard pour en jeter un à Ponton près Polo. Dans ce cas, le pont de pontons, à la suite du général Sérurier, serait de suite renvoyé à Peschiera.

Les généraux Delmas et Grenier, ayant réuni leurs troupes, marcheront ensemble sur Vérone.

Le général (irenier détachera un parti de 300 hommes, infanlerte et cavalerie jusque vers la Chiusa pour avoir des nouvelles de l'ennemi. Ce petit corps servira à assurer les derrières des deux divisions et, en ras d'événement, se réuni-

APPENDICE 44i

rait toujours à la divmon du général Sérurier chargée de la garde du pont près de Polo.

L'avant-garde gagnera le chemin des montagnes aussitôt qu'elle le pourra pour s'emparer des hauteurs qui dominent le Château de Vérone, tandis que la division Grenier suivra le grand chemin qui conduit à Vérone en longeant la rivière.

Ces deux divisions, arrivées à la vue de Vérone, établiront leur artillerie dans les positions favorables, la division Grenier appuyant sa droite à la rivière, hors de la portée du canon de l'ennemi, prolongeant sa gauche vers les hauteurs et se liant à la droite du général Delmas qui, placé lui-même sur les hauteurs en face du Château Saint-Félix, prolongera sa gauche de manière à pouvoir battre avec son artillerie les murs entre le Château Saint-Félix et la porte Vescovo.

Les fortifications de la porte Saint-Georges étant mauvaises et les ouvrages avancés étant seulement en terre, le général Grenier fera tous ses efforts pour s'en emparer et enfoncer cette porte à coups de canon ou la faire sauter par le pétard.

Les généraux Delmas et Grenier chargeront, dans cette circonstance, les ingénieurs attachés à leur division respective de reconnaître et indiquer les points les plus favorables à leur attaque. L'artillerie du général Delmas pouvant être placée avantageusement sur divers mamelons qui commandent les murs entre le Château Saint-Félix et la porte Vescovo essayera d'y faire brèche pour pouvoir pénétrer dans la place par ce point.

Le général (irenier pourra communiquer par l'Adige, au moyen d'une barque, avec la division Victor qui appuiera sa gauche à la rivière.

Tous les équipages des divisions Sérurier, Delmas et Grenier resteront provisoirement et jusqu'à nouvel ordre, soit à Peschiera, soit à Mantoue.

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