D ARMÉE DE NAPLES
Situation au 8 juin i 799 *
Macdonald, général en chef;
L^opold Berthier, adjudant-général, chef de Tétat-major ;
Biémond, Lacroix, adjudants-généraux;
Bardenet, chef de brigade, commandant Tartillerie ;
Montfort, chef de bataillon, commandant le génie;
Dubreton, commissaire ordonnateur en chef.
TROUPES
Avant-yarde, commandée par Salnie, f^énéral de brigade .
Hommes .
ll^' demi brigade de
bataille 1.400
Infanterie / 12® demi-brigade de
bataille l.r^OO
Ib^égère 1.380
Cavalerie 25* chass. à cheval . 94
18" d'art., 6° comp.. 3J l«''desapeur,3'' compagnie 20
Total 4.227
i" division, commandée par Olivier, général de division. Cambrai, Forest, généraux de brigade. Sarazin, Thiébault,
adjudants-généraux.
Ilommeâ.
, ^ , . i a0« de bataille 1.500
n t • \ 7« chass. à cheval. 324
Cavalerie ; . ^ ^ „..,
/ 19'' chasseurs 3/8
Artillerie Artilleurs et sapeurs 321
Total de la division 4 . 523
L Arch. Guerre. Situations.
2« division, command^je par le général Rusca. Calvin, Kellermann, généraux de brigade. Gauthrin, adjudant-général.
Hommes.
i 17« de bataille i.«80
Infanterie J 55* — 886
Cavalerie j 16« dragons 488
Artillerie Artilleurs et sapeurs i 16
Total de la division 5 . 460
3® division^ commandée par le général Montrichard. Clausel, général de brigade. Liébault, Hulin, Puthod, adjudantsgénéraux.
Hommes.
3» de bataille 730
5« légère 1.900
l**" de cavalerie 263
12« dragons 400
Cavalerie ^ Dragons cisalpins. . 100
11» hussards 250
Hussards cisalpins. . 308
Artillerie Artill. et sapeurs ... 112
Total de la division 5.963
4* division, commandée par le général Watrin.
Hommes.
) 62» de bataille 3.420
^^^^^^^rie {,g. . 2^20
Cavalerie 25« chasseurs 260
Artillerie Artilleurs 33
Infanterie.
Total de la division o .833
5* division, commandée par le général Dombrowski. Coloro,
adjudant-gén éral .
Hommes.
il'^ légion polonaise 2.800
8« légère 555
Cavalerie Cavalerie polonaise. 200
Total de la division 3.555
Division du général Victor : Infanterie 6 .000
L'état officiel de V armée de Naples portait :
Infanterie :
Hommes
Demi-brigades de lignes 27.656
— légères 3.835
Artillerie, sapeurs et divers 875
Troupes à cheval :
Régiments de cavalerie 463
— de dragons 1.118
de chasseurs 1 .056
— de hussards 558
Total des troupes actives 35.561
Troupes de garnison :
Bataillons de garnison 12. 380
Dépôts de troupes à cheval 643
Total gi^:nkhal 48.584
LA THEBIA
RELATION DES COMBATS QCl EURENT LIEU LES 17 ET 18 JUIN DE CETTE ANNÉE ET SUR LA BATAILLE DU 19 PRÈS DU FLEUVE TREBIA, SE RAPPORTANT A L^AILE GAUCHE DE l'armée des alliés, en ITALIE ^
« Déjà» dans la nuit du 15 au 16 juin, une patrouille ennemie attaqua San-Domino, du côté de Borgo, quand les avantpostes du feld-maréchal-lieutenant Ott étaient placés près de la Nura. Les officiers faits prisonniers dans ce combat confirmèrent lanouvelle que rennemi,fort de 1 5.000 hommes, s'approchait, venantde Parme, et qu'il était disposé à attaquer la division du feld-maréchal-lieutenant Ott, près Plaisance.
L'attaque eut lieu le 16, à dix heures du matin, par deux colonnes qui s'avancèrent de Parme jusqu'à San-Lazan», à travers les broussailles. Une troisième colonne suivit en masse par le chemin dans la même direction.
Comme le feld-maréchal-lieutenant Ott avait reçu, de moi, l'ordre de ne pas faire front à un ennemi supérieur en nombre avant l'arrivée de l'armée austro-russe, il se retira en éprouvant peu de pertes, poursuivi par une division ennemie à travers Borgo San-Antonio et le fleuve Trebia, dans la position de Castel San-Giovanni et plaça ses avantpostes, le long du Tidon, après avoir formé la garnison de la citiidelle de Plaisance de 3 compagnies Frôhlich, 2 compagnies du ù^ bataillon Banater, troupes placées sous le commandement du major Reinwal, du 1"" régimeul.
Pendant ce temps, l'armée austro- russe s'avançait par Broni, Stradella et envoyait un détachement de troupes im-
1. Arch. Guerre, de Vienne, Dossier 9. Pièce 990. Traduit de l'allemand.
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périales russes pour couvrir sou liane droit à Bobbio et dans la vallée supérieure de la Trebia, près la montagne Cenla-Groce.
Marclianl aussi dans cette direction, la tête de Tarinéo des alliés arriva le 17 à Gastel San-Giovanni. Elle était composée seulement des troupes impériales et royales.
J'y appris la nouvelle que l'ennemi, tout de suite après avoir remporté, près de Modène, une victoire sur le général comte d'Ilolienzollern, s'avançait à marches forcées contro la division Ott ot qu'il l'avait déjà repoussée au delà du Tidon et que son chef continuait sa marche à la tête d'une force de 35.000 hommes.
l/ennemi avait attaqué les avant-postes échelonnés près du Tidon et placés sous le commandement du colonel d'Aspres. Formé en deux colonnes, il manifestait l'intention d'occuper, avec une colonne, le chemin de Pavie et avec sa gauche de manœuvrer contre notre liane droit, vers Mottaziana. Son attaque avait été faite avec une grande précision, sans que les nôtres aient pu éviter le combat. Après trois heures de résistance, les Autrichiens du général Oit battaient en retraite. Cet échec, étant donné la fatigue de l'armée de secours, pouvait devenir très grave, crainte qui me força de renforcer Ott de deux bataillons et de m'avancer avec son corps vers le Tidon pour arrêter l'ofTensive de l'ennemi.
Il était quatre heures de l'après-midi quand l'approche d'une grande force ennemie m'indiqua que le premier secours était insuffisant. Mais la résistance de nos troupes, toujours prêtes à braver le danger, permit d'attendre le moment où une partie de l'armée de secours pouvait se mettre en bataille.
Par ordre de Son Excellence, le feld-maréchal comte Suvarow, on envoya, pour renouveler le combat, trois demibataillons d'infanterie impériale et royale, le régiment de cavalerie hussards Archiduc -Joseph et 2 régiments de cosaques. Ces troupes, opérant avec une grande valeur et rapidité, causèrent à l'ennemi des pertes considérables et lui firent plusieurs centaines de prisonniers. Une division
d'infanterie russe se jeta sur 1 aile droite de Tennemi et Tobligea, malgré sa résistance opiniâtre, à la retraite, de façon que, à la chute du jour, nos troupes étaient maîtresses du champ de bataille et de la rive gauche du Tidon.
Le i8, on devait attaquer Tennemi sur 3 colonnes. La première colonne, ou l'avant-garde impériale russe, placée sous le commandement du prince Bagration, composée de 2 bataillons de chasseurs, de 4 de grenadiers, de 3 régiments de cosaques, troupe appuyée par le général-major Karatschay conduisant son propre régiment, devait forcer le Tidon près de Breno, avancer par Mazzalorta, Casa- . liggio, Tuna et passer la Trebia au-dessus de Rivalta, afin de pousser jusqu'à San-Giorgio de la >ïura. Les opérations de cette colonne devaient être soutenues par la division du lieutenant général russe Schweikowski et parla divisionFrôhlich ; cette dernière était placée sous le commandement du généralprince Liechtenstein. Ces troupes devaient se former sur deux lignes pour attaquer Tennemi à la baïonnette. Son Excellence le feld-maréchal croyait que cette colonne livrerait Tattaque principale.
La 2'' colonne était composée delà division impériale russe Forster. Appuyée par le régiment de dragons Levenher, elle devait traverser la rivière près de Mottoziana et s avancer» par Campremoldo et Settima, jusque sur la Nura, après avoir passé la Trebia.
La 3« colonne, composée de la division du feld-maréchallieutenant Ott, avec 1 régiment de cosaques, devait s'avancer sur le chemin principal de Plaisance, passer le Tidon, passer la Trebia près de Borgo San-Antonio et s'avancer tout de suite vers Ponte-Nura.
Chargé de commander laile gauche dans cette attaque, convaincu que l'ennemi avait rassemblé des forces considérables sur le point où je marcherais, afin de pouvoir séparer Tennemi de la ligne du Pô qu'il pouvait garder, et redoutant de voir la faible division Ott repoussée ou même détruite, je fus obligé de modifier le plan primitif en retenant la division Frôhlich.
L'attaque ne fut faite que vers le soir, dans mon aile, vers
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six heures. Le général Otl attaqua l'ennemi près de Santimento. Le feu ouvert, j'ordonnai à 4 bataillons d'avancer à droite et à gauche du chemin pendant qu'un autre bataillon, formé en masse suivait ledit chemin pour appuyer ces troupes. La cavalerie ne pouvait être employée que par petits détachements. Le général prince Liechtenstein, qui commandait la division Frôhlich, suivait Ott à quelques centaines de pas et appuya plusieurs fois ses opérations. L'ennemi fut repoussé jusqu'à la Trebia, avec une rapidité incroyable.
11 nous abandonna ainsi le champ de bataille. Et, pendant que la division Ott manœuvrait contre le flanc droit du corps ennemi placé sur la rive gauche du fleuve, la division Liechtenstein attaquait de front le même corps, le repoussait encore, au delà de la Trebia, lui causant des pertes considérables et ne terminait le combat qu'assez tard, dans la nuit, après avoir fait 300 prisonniers.
Les mouvements de l'ennemi faisaientprévoir qu'il préparait une attaque pour le jour suivant. Avant le lever du soleil, je me suis aperçu que les Français se dirigeaient vers mon aile gauche. Une vedette de l'ennemi, à cheval, passa même le fleuve, s'arrêta sur la rive gauche. La mauvaise disposition du terrain où je me trouvais exigea la mise en batterie de
12 canons, artillerie qui me permit de repousser Tennemi qui s'obstinait à garnir la rive.
N'ayant reçu, jusqu'à midi, aucun ordre, je restai dans l'ignorance des projets formés par S. E. le feld-maréchal- Suvarow. Seulement par une communication faite au feldmaréchal-lieutenant Ott, par le général marquis Chasteler, j'appris qu'il était décidé à risquer une nouvelle attaque. D'ailleurs, cette attaque aurait dû être faite cinq heures plus tôt et dirigée, en 3 colonnes, de la Trebia sur la Nura. De nouveau, on devait porter la division Frohlirh dans l'aile droite.
Lorsque, plus tard, on se prépara pour exécuter l'ordre (que j'avais appris par hasard), les troupes se trouvant épuisées par le manque d'alimentation qui durait depuis quatre jours, l'ennemi passa la Trebia, avec 2.000 chevaux et avec une telle rapidité qu'il repoussa les premières troupes mises en
bataille. Une colonne française s'empara du chemin de San- Nicolo. Une deuxième passa la Trebia vers son embouchure, et, de ce côté, repoussant aussi nos troupes, la situation devenait critique.
Je rassemblai vite toute ma cavalerie, dontTattaque décidée obligea Fennemi à se retirer avec des pertes considérables.
Le général-lieutenant impérial russe Pointer, qui se trouvait au centre de Tarmée, s'avança avec une partie de sou infanterie pour me soutenir. J'eus aussi Tappui des hussards de larchiduc Joseph, de 2 escadrons de Levenher et surtout Tappui du régiment de dragons Lobkowitz, conduit par le général prince Liechtenstein. Ces renforts décidèrent la victoire de mon côté ; mais Tattitude embarrassée de Taile droite de Tarmée impériale et royale nous empêcha de nous établir sur la rive droite de la Trebia.
Au moment où j'étais victorieux, on m'avait annoncé qu'une division ennemie, forte de 5 bataillons et de 3.000 chevaux, avait entouré notre aile gauche et Taccablait de coups. J'ordonnai aussitôt à 9 compagnies d'infanterie, à 1 escadron Lobkowito, à 200 cosaques, à 1 escadron de hussards, de marcher de ce côté, point sur lequel le général prince de Liechtenstein conquit de nouveaux lauriers. Non seulement il lit 350 prisonniers, mais il repoussa les Français au delà de la Trebia.
Une batterie placée sur la rive gauche et les charges de la cavalerie formée eu escadrons causèrent de nouvelles pertes à l'ennemi, qui garnissait la rive droite. Le combat se termina à la nuit. Plus de 3.000 prisonniers restés entre nos mains et les nombreux cadavres qui couvraient le terrain, sur plus d'un mille italien, indiquaient les grosses pertes faites par nos adversaires.
Tout était préparé, le 20 juin, pour livrer un nouveau combat. On devait forcer le passage de la Trebia en employant les troupes de la colonne impériale russe (qui n'avaient pas été engagées le jour précédent) et la cavalerie. Mais l'ennemi s'était retiré, à la faveur de l'obscurité, de sorte que le matin, on ne voyait, dans le camp, que son arrière-garde, laquelle,
poursuivie par notre cavalerie, dut abandonnor fiiers \ni\s W jour priktUienL
A six heures vi demie du malin, j'arriviu k Platsjtu jf» Inmvai TjjOO blessés eouemis. Parmi eux, les gêu^ cilivier, Husca, Salme, Cnml»ra>î plusieurs cliefe de bn;^^ ^ c|ualrt» îidjudijnU-généraax, une très grandr quAQtiU* 4 tÀx^—
l/iirni»'«> alliôo s'avaii«;a hUhs vers la Niira f^endari' Tavanl-fîiirde se jHnUiil rupitlement à l'cuUi-->'ura. ^hl.;. H canons, faisail i.tnn pHçomiîers, s*empamit d*uae f«ftîiles lentes da l'ennemi obligé iï unendiaite prêcî|jilAe, partv^ Vers Parme, parlie vei^ Seslri.
General de cavalcne
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